Rennes. L'exposition sur l'abolition de la peine de mort vandalisée

L'association Champs de Justice prévoyait d'inaugurer ce samedi 9 octobre une exposition sur l'abolition de la peine de mort, à Rennes, sur les murs de l'ancienne prison Jacques Cartier. Les panneaux ont été retrouvés vandalisés.

C'est un adhérent de l'association Champs de Justice qui a fait la découverte ce samedi 9 octobre, dans la matinée. Quinze panneaux accrochés sur les murs de l'ancienne prison Jacques Cartier à Rennes ont été tagués. "ACAB", "Crèvent le CRA (centre de rétention administrative)" pouvait-on lire. Certains étaient recouverts d'affiche portant mention de l'association l'Envolée qui milite contre l'enfermement. 

Lithographie, photographies, des extraits de bande-dessinée ou encore des tableaux étaient installés ici pour une exposition prévue sur l'abolition de la peine de mort. 2021 marque en effet les 40 ans de cette abolition. L'un des panneaux rappelait notamment que Robert Badinter, ministre de la justice avait écrit son discours du 17 septembre lu à l’Assemblée nationale dans la maison de vacances de son amie Benoîte Groult à Doëlan dans le Finistère.

Pour l'association qui travaillait sur le projet depuis près d'un an, c'est une déception. L'inauguration qui devait avoir lieu ce samedi à 14 h a été annulée. Tous les panneaux ont été retirés du mur. Les services de la ville ont passé plus de deux heures à nettoyer. Christian Gentilleau, le président de Champs de Justice se dit "amer". "On pensait qu'il y aurait des réactions", dit-il.

Un report 

L'exposition va être reportée (elle se déroulera jusqu'au 31 décembre) mais aucune date n'est encore fixée. L'association pourrait privilégier un lieu clos. "Certains panneaux vont pouvoir être nettoyés mais d'autres sont beaucoup trop abîmés."  

La diffusion du documentaire "Le déménagement" réalisé par Catherine Rechard est maintenue ce soir à 20 h à la salle Clémenceau ainsi que dimanche à 14 h.  

La ville va porter plainte. L'association Champs de Justice devrait se joindre à cette plainte. 

 

 

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