Rennes. Le centre culturel islamique Avicenne à nouveau taggué dans la nuit de jeudi à vendredi

C'est la seconde fois ce mois d'avril. Le centre culturel et cultuel islamique Avicenne, à Rennes, a été victime de tags islamophobes. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'était rendu sur place le 11 avril dernier.

Des tags islamophobes sur la façade du centre Avicenne, à Rennes.
Des tags islamophobes sur la façade du centre Avicenne, à Rennes. © Stéphanie Labrousse FTV

"On vous avait prévenu", "Français réagissez". Des tags peints sur la façade du centre culturel et cultuel islamique Avicenne, situé dans le quartier Villejean à Rennes. C'est une patrouille de police qui aurait repéré les inscriptions, dès 4h30, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Dès la matinée, une équipe de nettoyage s'est employée à effacer les insciptions. Le vendredi est le jour de la grande prière, maintenue malgré tout aujourd'hui au centre Avicenne.

C'est la deuxième fois en deux semaines que le bâtiment est ainsi recouvert de tags injurieux. Cette fois encore, des inscriptions islamophobes, mais aussi contre Jean-Luc Mélenchon. Une référence à l'attentat de Rambouillet est aussi marquée à la peinture bleue. 

Tags islamophobes sur la façade du centre Avicenne à Rennes.
Tags islamophobes sur la façade du centre Avicenne à Rennes. © PG Creignou FTV

C'est de la colère, mais surtout de la peur

"Les fidèles qui sont arrivés ce matin et qui ont découvert ces tags ont eu un sentiment de peur, parce que là, en trois semaines, se faire tagguer avec des mots aussi violents... " témoigne Ahmed Aït Chick, le Président du Centre culturel Avicenne. Autour de lui, les véhicules de police se succèdent. La surveillance s'installe. Un besoin de sécurité exprimé par les responsables du centre, ce vendredi.

"C'est d'abord le choc, ensuite c'est la peur. Et au-delà de la peur, c'est de la colère. On a le sentiment qu'on est visés, surtout qu'on est observés, le message est assez clair " a-t-il poursuivi.

Le 11 avril dernier, quelques heures seulement après la découverte de premières inscriptions, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'était rendu sur place.

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