La police municipale de Rennes est en grève à la suite de la fusillade qui a eu lieu à Cleunay le 17 mars et réclame des moyens adaptés à ses missions. Pour la première fois, ces agents se sont rassemblés place de la mairie pour se faire entendre, à l'appel du syndicat FO. 

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Des coups de sifflets, une sirène ont retenti à 13 h place de la mairie à Rennes ce jeudi. 47 policiers municipaux étaient en effet mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail, à l'appel du syndicat FO.

Leur action fait suite à la fusillade mortelle qui a eu lieu à Cleunay le 17 mars. Alors qu'on leur demande d'assurer de nouvelles missions dans ce quartier, comme de surveiller l'école Champion de Cicé ou le marché situé derrière le supermarché, ils dénoncent le manque de moyens de défense et ripostes adaptés. Ils ont depuis le 23 mars entamé un mouvement de grève et voulaient aujourd'hui se faire entendre. 


Les policiers municipaux ont le droit d'être armés mais c'est la mairie qui en décide. Nathalie Appéré a déjà répondu que ce serait non,
arguant que "la police municipale n’est pas une police d’intervention. (…) Les policiers municipaux n’ont pas les moyens juridiquement d’être le bras armé de la lutte contre les trafics de stupéfiants".


"La maire ne nous entendra pas on le sait" a estimé Stéphane Chevallier, sécrétaire général de FO police municipale mais il a tenu à pointer du doigt une forme de pression. Plusieurs agents grévistes ont reçu une lettre d'une conseillère municipale, leur annonçant de possibles sanctions si leur mouvement se poursuivait. 

Carl, policier municipal depuis 23 ans, a souligné : "Il n'y a pas d'écoute et de dialogue. Nous, on ne veut pas aller au casse-pipe. Nos missions doivent être en adéquation avec notre équipement. De quoi on parle quand on évoque le rôle de la police de proximité ? S'il arrive quelque chose, tout ce qu'on pourra faire c'est se mettre au sol et là on ne protègera ni la population ni nous. Ce n'est pas sérieux sans arme à feu." 

Ce rassemblement n'aura pas duré longtemps, à peine un quart d'heure, la police nationale réclamant la dispersion des manifestants. Les policiers annoncent continuer cette grève.