Rennes : Orange Labs veut recenser tous les objets sur une plateforme

Orange Labs a présenté son "web des objets" qui va modifier les échanges entre le monde physique et le digital. / © Alicia Foricher - France 3 Bretagne
Orange Labs a présenté son "web des objets" qui va modifier les échanges entre le monde physique et le digital. / © Alicia Foricher - France 3 Bretagne

Cette semaine, à Cesson-Sévigné près de Rennes, Orange Labs a présenté trois plateformes de recherche qui vont modifier les échanges entre le monde physique et le digital. Le web des objets promet d'être en relation avec d'autres objets mais aussi avec des utilisateurs.

Par Alicia Foricher

Mieux que Google Maps ! Référencer et qualifier tous les objets physiques afin d'être accessibles, même à distance. Voilà le pari présenté par Orange Labs. À Cesson-Sévigné, ce sont 400 personnes qui font de la recherche et du développement de produit. La plateforme "Thing'in" doit permettre de tisser des relations entre les objets et donc les utilisateurs.

"Thing'in c'est un gigantesque graphe d'objets et de relations. L'ambition est de référencer les objets connectés et non connectés du monde physique" explique Sylvie Derrien, chef de projet cloud storage à Orange. Elle permet d'avoir une vision très large de l'ensemble des services disponibles à l'endroit où je suis.

Réaction de Nicolas Demassieux, directeur de recherche Orange, sur la plateforme "Thing'in"

Le web des objets


"Grâce à l'indextion du web, on peut demander à accéder à une page web. Mais dans le monde des objets on a pas ça." constate Nicolas Demassieux, directeur de la recherche Orange. La plateforme se veut donc pratique. "Si je veux allumer une ampoule dans la rue la nuit, comment je fais pour l'allumer ? Je dois pouvoir accéder à l'objet, savoir qu'il existe et ensuite je vais pouvoir le commander, lui demander de s'allumer." 

La personne peut également savoir quand une place de parking ou au restaurant est libre, puisque tout devient objet.

Orange : démonstration de la plateforme "Thing'in"


Travailler avec les villes, les entreprises et les utilisateurs


Pour avoir une base de données conséquente, Orange travaille au maximum avec les différentes collectivités. "On fabrique une technologie compliquée, alors on va travailler avec le maximum de partenaire" s'enthousiasme Nicolas Demassieux. "Imaginez ce que ça peut donner à Paris, si on croise des informations du bâtiment avec ceux du transport" annonce Sylvie Derrien. Des données renseignés volontairement par l'Open data de Paris. 
 
Les entreprises et les utilisateurs sont également sollicités. Ils peuvent s'adresser sur le site d'Orange pour entrer en contact avec l'équipe. "On peut imaginer très rapidement un graphe qui va atteindre des millions d'objets voir un milliard de relations. C'est notre objectif pour 2018."

Réaction de Sylvie Derrien, chef de projet cloud storage Orange, sur la plateforme "Thing'in"

Un projet de recherche


Le problème d'accès et de sécurité sont des notions importantes. "On a pas envie que n'importe qui puisse se servir d'un feu rouge pour provoquer des accidents". L'accès aux objets fait parti du projet de recherche. Des experts en cybersécurité travaillent dessus. Il faut définir la gestion des droits et le contrôle d'accès.

"Et puis il y a l'autre facette, est-ce qu'on a envie d'exposer nos objets, de les rendre utiles ?" Tout ceci devrait être déterminé au fil du temps avec l'aide des utilisateurs et des entreprises. 


Orange Labs est la division recherche et développement du groupe Orange. Le réseau des Orange Labs est présent en Bretagne, à Lannion 1100 employés et Cesson-Sévigné, 400 employés. 

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