Rennes : un jeune motard, poursuivi par la police, se tue dans un accident

Un homme de 27 ans est mort dans un accident de moto dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 février à Rennes sous le pont de Nantes. Selon le procureur de la République, le motard avait commis plusieurs infractions et était poursuivi par la police pour un refus d'optempérer.

© Maxppp - Alexandre Marchi

Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes, explique que le jeune homme avait été vu par deux équipages de police au guidon de sa Yamaha de 700 cm³ à 23h55 ce samedi "circulant à vive allure quai de Châteaubriant", dans le centre-ville de Rennes.

 

Plusieurs infractions


Selon le magistrat, le motard "ne marquait pas l'arrêt aux différents 'stop' de cet axe et roulait rapidement", puis "ne s'arrêtait pas au feu rouge de l'intersection quai Lamartine/place de Bretagne".

Toujours selon le procureur, "après avoir actionné leur gyrophare, les effectifs BAC (brigade anticriminalité, ndlr) suivaient le motard afin de procéder à son contrôle. Celui-ci refusait d'obtempérer et poursuivait sa route."

 

"Seul au moment de l'accident"
 

Un peu plus tard, au niveau du pont de Nantes, au carrefour du boulevard de la Tour d'Auvergne, du boulevard du Colombier et de la rue de Nantes, "les policiers constataient la présence de la moto au sol et l'individu immobile et inconscient. L'appel aux pompiers était immédiat."

Sur place, le médecin du SAMU n'a pu réanimer la victime. Le décès était constaté à 00h28 précise, explique Philippe Astruc.

Le procureur précise encore que "l'enquête a permis d'établir, grâce notamment à plusieurs témoignages de riverains, que l'intéressé était seul au moment de l'accident, les policiers n'étant arrivés sur place que dans un second temps."

Selon le magistrat, le jeune homme avait "quelques antécédents judiciaires".  Il disposait du permis moto et le deux roues lui appartenait. Il était salarié depuis peu dans une entreprise de transport.

"Les raisons de sa présence au centre-ville dans le temps du couvre-feu et de son comportement ne sont pas encore établies", a ajouté Philippe Astruc.

Une autopsie a été ordonnée.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers