Rennes. Un vaste trafic de cigarettes de contrebande mis au jour

Dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 septembre, un coup de filet organisé à l'Est de Rennes par les gendarmes et les douaniers, a permis l'interpellation de quatre personnes. 1500 cartouches de cigarettes et près de 40 000 euros ont été retrouvés.

Cela faisait plus de neuf mois que les gendarmes de la section de recherche de Rennes et les enquêteurs des douanes judiciaires de Nantes travaillaient sur ce trafic.

Le dimanche 5 septembre, en début de soirée, ils ont interpellé trois individus sur le parking du Vallon à Noyal-Châtillon-sur-Seiche, en flagrant délit de contrebande de cigarettes.

"Les surveillances engagées sur site au cours du week-end, avec l’aide d’un hélicoptère, ont permis d’interpeller trois personnes, précise Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes. Il s’agit de deux hommes âgés d’une quarantaine d’années, issus de la communauté arménienne et résidant sur l’agglomération rennaise, commanditaires présumés, ainsi qu’un chauffeur routier polonais âgé d’une soixantaine d’années, chargé de la livraison de la marchandise".  
 

Un point de revente à Cesson-Sévigné

Près de 1 300 cartouches de cigarettes ont été découvertes dans le fourgon, venu au contact du camion, tandis que 33 500 € en espèces étaient retrouvés.    

Le lendemain, une quatrième personne a été interpellée. Elle est soupçonnée de tenir à Cesson-Sévigné un point de revente au détail de cigarettes de contrebande. "Les perquisitions menées en différents points ont permis de retrouver plus de 5 000 € en espèces et 200 autres cartouches présentées sous la même marque que celles découvertes dans le fourgon", indique Philippe Astruc.
 

La totalité des cartouches découvertes étaient issues de contrefaçons

Déférées au parquet ce mardi 7 septembre, à l’issue de leur garde à vue, les trois personnes principalement soupçonnées (le chauffeur ayant été remis en liberté) ont été convoquées au tribunal correctionnel de Rennes. Elles seront jugées le 3 février 2022. Dans l’attente, elles ont été placées sous contrôle judiciaire.
Les prévenus encourent une peine de 10 ans d’emprisonnement.  

 

 

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