Sécheresse. L'Ille-et-Vilaine placé en état de vigilance. Le reste de la Bretagne sous surveillance

L'Ille-et-Vilaine passe ce jeudi 15 juin en état de vigilance sécheresse. "Chacun est ainsi appelé à la sobriété dans sa consommation en eau quelle que soit son origine." Les autres départements bretons s'en sortent mieux même si les différentes préfectures disent surveiller la situation avec attention.

L'Ille-et-Vilaine est placé en état de vigilance sécheresse à compter de ce jeudi 15 juin 2023. L'annonce vient d'être faite par la préfecture du département. Si la Bretagne s'en sort mieux que le reste de la France, où les deux tiers des nappes phréatiques sont à des niveaux inquiétants, les derniers jours très secs ont eu un impact fort sur le débit des cours d’eau et l’humidité des sols.

"Cet impact est renforcé par les températures élevées et le vent prononcé qui ont favorisé l’assèchement des sols au détriment de la végétation et de l’alimentation des nappes phréatiques et des cours d’eau, précise la préfecture. À ce titre, le cours d’eau du Meu à la station hydrométrique de Montfort-sur-Meu a franchi, début juin, son seuil du niveau de vigilance sécheresse."

Sobriété dans les usages de l'eau

La préfecture appelle tout un chacun (particuliers, entreprises et collectivités) à la sobriété et à la "réduction volontaire des consommations en eau quelle que soit son origine et son usage". 

Du côté des trois autres départements bretons, tout va bien pour le moment. Dans le Morbihan, les Côtes-d'Armor et le Finistère, les préfectures disent être vigilantes et surveiller de près la situation.

Des recommandations sont toutefois données pour demander des efforts sur les usages en eau pour les particuliers comme pour les professionnels. 

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L'état des nappes bretonnes est globalement plutôt bon comme on peut le voir sur cette carte du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Rien d'inquiétant dans le Finistère

Dans la Finistère, la préfecture annonce que "les abondantes précipitations du mois de mars ont permis de retrouver des niveaux supérieurs aux normales de saison pour les cours d’eau, autour de la moyenne pour les eaux souterraines. La pluviométrie du mois d’avril est restée dans la moyenne alors que mai présente un déficit de l’ordre de 30 %". Rien d'inquiétant pour le moment à ce stade et aucune mesure de restriction d'eau n'a été prise. 

Une prochaine réunion des services est prévue dans deux semaines pour faire le point sur la situation.