Accusations contre Nicolas Hulot : le parquet de Saint-Malo confirme une plainte pour viol

© JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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Nicolas Hulot est mis en cause pour des faits de violences et de harcèlement sexuels. Jeudi, le parquet de Saint-Malo a publié un communiqué confirmant une plainte pour viol déposée en 2008, classée sans suite car les faits étaient alors prescrits. 

Par AFP

Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire se retrouve mis en cause pour des faits de violences et harcèlement sexuels. Au courant de rumeurs circulant dans les rédactions sur un article finalement publié dans le numéro d'Ebdo à paraître ce vendredi, le ministre "pris les devants" pour contrer "un poison lent qui tue", en démentant sur BFMTV tout comportement inapproprié concernant "deux affaires qui n'en sont pas".

Il a reconnu l'existence d'une plainte en 2008, classée "sans suite", de la petite-fille d'un homme politique célèbre, une jeune femme alors "majeure", concernant "des
allégations remontant à 1997". 

La procureure de Saint-Malo confirme une plainte pour "un fait de viol"


La procureure de la République de Saint-Malo, Christine Le Crom, a confirmé jeudi dans un communiqué qu'une plainte pour "un fait de viol" avait été déposée en 2008 contre Nicolas Hulot mais classée sans suite. 

Selon ce communiqué, "une jeune femme a effectivement déposé plainte, le 11 juillet 2008, à l'encontre de Nicolas Hulot en dénonçant un fait de viol commis, selon elle, onze ans auparavant, alors qu'elle était déjà majeure". La plainte a été classée "sans suite", les faits étant "prescrits", précise la procureure. "Nicolas Hulot a été entendu dès le 29 août 2008 sur ces faits par les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Malo", relate le texte. Mais "les deux protagonistes avaient une version contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle précitée", détaille le communiqué.

"J'ai été auditionné par les gendarmes à ma demande, et les enquêteurs ont très rapidement considéré qu'il n'y avait absolument rien qui permettait de poursuivre cette affaire", a insisté l'ex-présentateur d'Ushuaïa, 62 ans. "Je n'ai évidemment rien à me reprocher". Ebdo, qui a interviewé l'accusatrice sous couvert d'anonymat, parle de "témoignage bouleversant" - sans livrer de citations sur les actes incriminés. "J'ai tenu à ce qu'il sache la façon dont j'avais vécu les choses, et je lui ai fait savoir", dit l'intéressée à propos de sa décision de faire dresser "un procès-verbal" en gendarmerie en 2008.

Nicolas Hulot a-t-il d'autre part été accusé de harcèlement sexuel par une ancienne collaboratrice de son ex-Fondation? "La réponse est non et je le dis avec d'autant de force que la personne en question, qui est parfaitement identifiée, avec laquelle je suis en contact, vous dira exactement la même chose", a-t-il déclaré, démentant avoir acheté son silence.

La Fondation a assuré n'avoir eu "connaissance d'aucun agissement répréhensible ou conduite inappropriée" de la part de son ancien président en plus de 25 ans de collaboration.

"On a fait pleurer mes enfants" 


Alors que les médias le donnent régulièrement au bord de la démission face aux arbitrages du gouvernement, Nicolas Hulot a assuré ne pas y avoir pensé non plus après ces rumeurs, sans toutefois l'exclure. "C'est ma famille qui prime, c'est sa résistance qui prime et c'est cela qui guidera ma décision, mes choix", a-t-il dit. "Ca fait mal, quand c'est injuste, quand c'est infondé, car moi hier on a fait pleurer mes enfants", a-t-il ajouté, dénonçant des choses "ignominieuses, inqualifiables, qui me mettent dans une rage folle".

S'il se sentait depuis des mois "traqué par une meute invisible", avec des "insinuations" sur son patrimoine notamment, "là on change de registre (...) on franchit la ligne
rouge", a-t-il estimé. 

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