JUSTICE. L'homme suspecté d'avoir violé 3 femmes reste en prison

Soupçonné d'avoir violé une femme dans un parc de Saint-Malo, ainsi que deux autres femmes à Rennes, un homme de 34 ans a demandé sa remise en liberté devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes. Ce 28 juillet 2023, les juges ont décidé qu'il resterait en prison.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a décidé de maintenir en détention un homme accusé d'avoir violé une femme à Saint-Malo en septembre 2020. Il est également soupçonné d'avoir violé deux autres femmes, à Rennes, qu'il avait rencontrées dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes. 

Les juges ont rendu leur décision ce 28 juillet 2023 : le trentenaire, qui conteste les faits, restera en prison.

Confondu par son ADN

Le 24 septembre 2020, Les policiers de Saint-Malo sont appelés par une jeune femme qui vient d'être victime d'un viol. Elle avait rejoint ses amis dans l'après-midi, avant de passer la soirée avec eux dans un bar qu'elle a quitté vers 22 h

Elle raconte qu'elle s'est ensuite rendue sur la plage où elle a croisé un homme qui l'aurait entraînée dans un parc. Il aurait tenté de soulever sa jupe, l'aurait frappée au visage et lui aurait imposé une fellation. "Il aurait ensuite éjaculé au sol avant de quitter les lieux en la traitant de grosse pute" a résumé la présidente de la chambre de l'instruction lors de l'audience.

L'homme, âgé de 34 ans, a été confondu par son ADN et mis en examen.

"Personnalité psychopathique"

Au cours de la procédure, "deux femmes rencontrées dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes" ont elles aussi indiqué avoir été victimes des agissements de ce trentenaire. La première lui avait "proposé une colocation" et se serait "réveillée en sentant [sa] présence en train de se frotter à elle". Il l'aurait ensuite "pénétrée".

La seconde a expliqué qu'il s'était "montré particulièrement insistant pour avoir une relation sexuelle". Elle l'accuse également d'avoir "tourné à son insu des vidéos d'elle", se disant "terrorisée" qu'il s'en serve "pour la faire chanter".

Le suspect a été mis en examen dans le cadre de ces deux nouvelles affaires. L'expert chargé de l'examiner a pour sa part relevé une "personnalité psychopathique" et "mal structurée" malgré "des apparences lisses". Selon le psychiatre, il présente "un risque de dangerosité sociale". 

"Risque de renouvellement des faits"

"Victime de racket en détention"  et souhaitant "retourner vivre chez sa mère", l'homme a donc demandé sa remise en liberté. Son avocate, Me Pauline Kerloegan, a rappelé qu'il arrivait à "21 mois de détention provisoire" pour "des viols simples". " Le mandat de dépôt criminel prendra de toute façon fin le 28 octobre 2023, a fait valoir l'avocate rennaise. Le remettre en liberté, au besoin sous assignation à résidence et sous surveillance électronique, n'est pas une difficulté, il n'y a pas de danger s'il est placé au domicile maternel" a-t-elle soutenu.

Mais pour l'avocat général, "le risque de renouvellement des faits est particulièrement important". Une inquiétude "renforcée par ses différentes addictions" qui "facilitent le passage à l'acte", selon le magistrat.

Lors de l'audience devant la chambre de l'instruction, l'homme a dit vouloir "trouver du travail rapidement dans la restauration", un secteur dans lequel il a déjà exercé. "J'ai tous les jours la boule au ventre, je ne sais jamais comment va se finir la journée, ça va tellement vite en détention, c'est invivable" a-t-il déclaré à la cour qui a confirmé le rejet de sa demande de remise en liberté.

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