Vacances de printemps en Bretagne. Les structures jeunesse innovent pour proposer des activités, malgré le confinement

Le confinement et l’avancement des vacances scolaires ont pris de court les structures qui accueillent les jeunes d'habitude. Malgré tout, certaines sont ouvertes. De la "box loisirs à domicile" aux jeux extérieurs dans les quartiers, elles font tout pour maintenir le lien.

Les structures d'accueil jeunesse doivent se renouveler pour proposer des activités aux jeunes. Ca se passe à l'extérieur ou devant les écrans
Les structures d'accueil jeunesse doivent se renouveler pour proposer des activités aux jeunes. Ca se passe à l'extérieur ou devant les écrans © MaxPPP/Francois Galland

Depuis vendredi, les scolaires sont en vacances, partout en France. En Bretagne, ces vacances sont arrivées avec 2 semaines d'avance. Tout le monde a donc dû s'adapter. Les parents, les structures d'accueil des jeunes et les adolescents eux-mêmes. Il a aussi fallu revoir le calendrier et les activités. 

Beaucoup de strutures sont dans l'obligation d'accueillir les enfants des professions prioritaires, les petits, mais aussi les grands. Dans le Coglais en Ille-et-Vilaine, par exemple, le service jeunesse de Couesnon Marches de Bretagne accueille entre 5 et 10 ados, selon les jours, ils sont âgés de 10 à 17 ans. 

Hormis l'obligation, beaucoup de structures se démènent aussi pour proposer des activités différentes, aux jeunes qu'elles ne peuvent recevoir.

Passer au tout digital

Pour cela, elles innovent. À Janzé par exemple. Pauline Gaillard est responsable d’animation à l'Espace jeunes. Son équipe propose des box aux ados, pour faire des activités de façon autonome. À chaque jour de la semaine, une proposition de box. "Le lundi, c’est cuisine, explique Pauline, le mardi, c’est sport, le mercredi, c’est sciences etc".

 

Quand l'Espace jeunes de la ville a proposé ces activités, l'animatrice a senti les familles intéressées et contentes d’avoir quelque chose à proposer aux jeunes pendant les vacances. Le principe des box est aussi proposé aux jeunes de Fougères. 

Ces structures sont aussi connectées. L’équipe de Janzé propose par exemple aux jeunes de relever des défis. Quand on contacte Pauline Gaillard ce lundi, elle vient de raccrocher avec une dizaine de jeunes: "On se retrouve tous les après-midis à 16h en visio, ça dure 1h/1h30 et on valide les défis." Ce lundi, premier jour, ils étaient une dizaine d’adolescents âgés de 11 à 15 ans. Ils ont reproduit une scène de film.

A Fougères, les animateurs proposent des permanences de 19 heures à 21h, trois fois par semaine, sur les réseaux sociaux. C’est un dispositif national qui s’appelle les promeneurs du net. Lors du premier confinement, cette activité avait déjà été proposée. Une trentaine de jeunes et une dizaine de parents avaient répondu présents.

Activités en plein air, mais pas n'importe lesquelles

Toujours à Fougères, le service jeunesse propose des activités hors les murs. Les animateurs vont dans les quartiers à la rencontre des jeunes, les mardis, jeudis et vendredis de 16 heures à 18h et leur proposent des activités dans la rue, explique Anaëlle Perrier, la responsable du service. Ce sont des animations qu’ils peuvent faire seul ou à plusieurs, comme le Street golf ou des rallyes photos ou encore du tennis ballon.

Du soutien scolaire

A La Guerche-de-Bretagne, des jeux de pistes et des jeux en ligne sont aussi proposés aux adolescents, de même que du réveil musculaire ou de la marche active. Samy Ourselin, l'animateur jeunesse de l'espace jeunes du centre social de La Guerche de Bretagne ajoute qu'il y a aussi du soutien scolaire, le jeudi matin.

La Communauté de communes Couesnon/Marches de Bretagne, a elle investi dans une mascotte. Eddy Marsault, responsable du service jeunesse explique que l’idée est de choisir cinq villes de la communauté, de donner quelques indices et de proposer aux jeunes de trouver la mascotte.

 

 

D’autres projets sont en cours sur ces communes, avec notamment la production d’une vidéo, pour aller à la rencontre des jeunes afin qu’ils racontent leur quotidien chez eux, pendant ce troisième confinement. "Ce sera aussi une façon pour nous de faire un diagnostic pour pouvoir travailler après, car si on perd les jeunes, ça va être dur de les récupérer, explique le responsable, ils se sont créés de nouveaux loisirs et certains sont devenus un peu plus accros aux écrans."

 

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