"J'ai commencé l'escrime pour imiter Zorro, aujourd'hui je suis champion olympique", Maxime Pauty face à des collégiens

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Écrit par Léa Wolber

L'escrime souffre de sa réputation jugée "trop élitiste". Le club de Rennes veut prouver le contraire. Dans le cadre des "mardis des équipes de France", organisés par la Fédération Française d'escrime, le champion olympique Maxime Pauty a rencontré des élèves pour partager son expérience.

En garde, Paul 8 ans, pointe son fleuret vers Maxime Pauty, champion olympique d'escrime, fraîchement revenu des Jeux Olympiques de Tokyo. Jambes fléchies, bras tendu, le jeune garçon s'imprègne religieusement des conseils de son coach d'un jour. Tous les deux ont débuté l'escrime à 5 ans. Maxime Pauty fait aujourd'hui partie de l'équipe nationale.

Comme ses 14 coéquipiers, il prend part aux "mardis des équipes de France", un programme mis en place par la Fédération Française d'escrime, pour promouvoir ce sport auprès des plus jeunes. Ce mardi, il était donc à Rennes, pour partager son expérience.  Accueil chaleureux dans le gymnase du collège de l'Assomption. Les élèves se massent autour du champion pour obtenir des autographes.

C'est trop bien de voir une star en vrai, c'est pas tous les jours qu'on peut parler avec un champion olympique !

Okan, élève de 6e au collège de l'Assomption, Rennes

Pendant près d'une heure, les questions fusent, l'athlète répond, raconte son parcours, ses défaites et ses victoires. "Tu étais fort à l'école ? - J'ai toujours fait en sorte d'être assez fort pour rester dans la moyenne, et pouvoir faire l'escrime en parallèle".


 

L'escrime pour tous

Car le sport de haut niveau et l'école ne sont pas incompatibles, loin s'en faut. Les cours d'EPS peuvent être déclencheurs de passions, voire de vocations. Sylvie Commeureuc est à la fois directrice du club d'escrime de Rennes et professeure d'EPS, elle constate les effets de la pratique de ce sport sur certains élèves. "On se rend compte que derrière des masques d'escrime, des jeunes filles ou des enfants assez réservés se révèlent ; ils deviennent capables de prendre le dessus et de se défendre ; parce que ça reste un sport de combat". Un sport de combat qui souffre de son image parfois "trop élitiste". Et pour cause, un équipement complet coûte environ 300 euros. Inabordable pour la plupart des familles, surtout s'il faut habiller un enfant qui grandit...vite.

C'est important de pouvoir avoir une initiation à l'escrime dans le cadre scolaire, car certains n'auraient même pas l'idée de tenter ce sport

Sylvie Commeureuc, professeure d'EPS, collège de l'Assomption, Rennes

30% des inscriptions au club rennais découlent d'une première expérience à l'école. Pour rendre ce sport accessible à tous, le club est allé chercher des subventions auprès de la ville, entre autres. Les équipements sont louables à l'année pour seulement 25 euros. À cela s'ajoute un soutien scolaire assuré par les élèves du supérieur pour permettre aux plus jeunes d'aller directement du collège à l'escrime, en passant par la case devoirs. 

Après le collège, Maxime Pauty entame sa visite du club rennais. Les jeunes escrimeurs l'attendent de pied ferme, impressionnés, tant par l'athlète que par sa médaille  olympique fièrement brandie pour la photo de groupe. Tous ont pu l'admirer mais aucun des élèves ni des jeunes escrimeurs n'ont pu toucher cette médaille d'or. Ce serait de mauvais augure. Il paraît qu'il faut aller la chercher soi-même aux JO.

 

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