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Moins de seniors vivant à domicile en perte d'autonomie en Bretagne

© Jean-Luc Flémal/BELPRESS/MAXPPP
© Jean-Luc Flémal/BELPRESS/MAXPPP

La perte d'autonomie concerne en moyenne 6,3% des seniors vivant à domicile en France (hors Mayotte). C'est en Bretagne, que leur part est la plus faible en France (4,9%), et dans les Pays de la Loire. Elle est en revanche la plus élevée en Guadeloupe, selon une étude de l'Insee publiée mercredi.

Par Krystell Veillard

Les départements et régions d'outre-mer enregistrent les taux les plus élevés de personnes de plus de 60 ans en perte d'autonomie, selon cette étude portant sur des chiffres de 2014: autour de 11% en Guadeloupe, Martinique et à la Réunion, plus de 8% en Guyane.

La proportion des seniors en perte d'autonomie plus élevée dans le Hauts de France et en Corse

En France métropolitaine, cette proportion est particulièrement élevée dans les Hauts-de-France (7,5%), en Corse (7,4%), en Occitanie (7,1%) et en Provence-Alpes-Côte  d'Azur (6,8%), régions où les taux de pauvreté des 60 ans et plus sont plus élevés. Dans les trois premières, l'état de santé des seniors est par ailleurs, moins bon que la moyenne nationale. En Ile-de-France, où il y a beaucoup de seniors, la proportion de ceux qui sont à domicile et en perte d'autonomie est de 5,6%.

La Bretagne et les Pays de la Loire, les régions les mieux équipées en maisons de retraite

A l'inverse, cette part est la plus faible en Bretagne et dans les Pays de la Loire (4,9%), qui font partie des régions les mieux équipées en places en maisons de retraite. Le nombre moyen de places en institutions pour les 75 ans ou plus - concernés à 14,1% en moyenne en France par la perte d'autonomie - y est en effet supérieur à la moyenne nationale. Moins touchés par les difficultés sociales, les seniors en perte d'autonomie de ces régions peuvent plus facilement se payer un hébergement en établissement, souligne l'Insee.


Les seniors vivant à domicile sont en meilleure santé en Bretagne qu'en France (étude Insee)

En 2014, 879 000 Bretons sont âgés de 60 ans ou plus. Ces seniors représentent 27 % de la population régionale. Parmi eux, 95 % vivent à domicile. Leur espérance de vie est inférieure de 0,4 an à celle observée en France. En Bretagne, à 60 ans, une femme peut espérer vivre 27,3 ans et un homme 22,7 ans. Si rien ne venait modifier les évolutions de la mortalité et des migrations dans la région, le nombre de seniors atteindrait 1,4 million de personnes en 2050, soit 36 % de la population bretonne.

LES SENIORS BRETONS VIVANT A DOMICILE PLUS FREQUEMMENT EN BONNE SANTE

Les seniors vivant à domicile se déclarent en meilleure santé en Bretagne qu’au niveau national.

Dans la région, les femmes et les hommes sont tout autant en bonne santé, bien que les femmes soient plus âgées. Au niveau national, les femmes se disent plus souvent en moins bonne santé que les hommes. Ces résultats sont issus de l’enquête Vie quotidienne et Santé qui s’intéresse aux conditions de vie des personnes âgées, à leurs difficultés à réaliser les activités de la vie quotidienne et aux aides qu’elles reçoivent (Source et définitions).

Dans la région, les 60 ans ou plus vivant à domicile apparaissent moins souvent confrontés à des difficultés physiques, sensorielles ou cognitives (24,1 % soit 2,4 points de moins que la moyenne nationale hors Mayotte). Cet écart s’explique essentiellement par une plus faible prévalence des problèmes fonctionnels de type moteur/physique, tels que l’incapacité de marcher, d’attraper un objet ou de le ramasser. Dans l’ensemble de la population enquêtée, ces difficultés sont les plus fréquentes. Les autres problèmes fonctionnels sont de type sensoriel, affectant la perte d’audition ou de la vue, ou de type cognitif lié à des problèmes de mémoire et de compréhension. La Bretagne ne se démarque pas ici de la moyenne nationale.

Les problèmes fonctionnels augmentent nettement avec l’âge. Alors qu’ils concernent 14 % des 60 à 74 ans, ils touchent 65 % des 85 ans ou plus vivant à domicile. Les limitations fonctionnelles peuvent diminuer l’autonomie dans les activités quotidiennes, telles que faire ses courses ou se laver. Les restrictions d’activités les plus sévères concernent 10,2 % des seniors bretons à domicile et sont un peu moins fréquentes qu’au niveau national (11,3 %).

LA PERTE D’AUTONOMIE EST MOINS FREQUENTE EN BRETAGNE

Les seniors vivant à domicile dans l’Ouest de la France s’avèrent en moyenne moins fréquemment confrontés à la perte d’autonomie. En particulier, la part des 60 ans ou plus restant à domicile et concernés par la réduction d’autonomie se révèle la plus faible en Bretagne : 4,9 % comparé à 6,3 % au niveau France entière (figure 2). Ce constat est à relier avec une part relativement importante des 85 ans ou plus vivant en établissement dans la région (24,8 %, soit 4 points de plus qu’au niveau national). La Bretagne figure parmi les régions françaises avec le nombre le plus élevé de places en structure d’accueil rapporté au nombre d’habitants de 75 ans ou plus.

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