Explosion au Liban : témoignage d’un humanitaire morbihannais

Mardi 4 août, une double explosion dans le port de la capitale libanaise, Beyrouth, causait des dégâts matériels et humains considérables. Trois jours plus tard, 2 Morbihannais de l’association "Pompiers solidaires" décollaient pour Beyrouth. L’un d’eux, Julien Le Marec, raconte.

Julien Le Marec, de Plescop dans le Morbihan, s'est rendu à Beyrouth dès le vendredi 7 août. Membre de l'association "Pompiers Solidaires", il restera une semaine sur place avec un autre pompier et un médecin pour évaluer les besoins.
Julien Le Marec, de Plescop dans le Morbihan, s'est rendu à Beyrouth dès le vendredi 7 août. Membre de l'association "Pompiers Solidaires", il restera une semaine sur place avec un autre pompier et un médecin pour évaluer les besoins. © FTV
Arrivé au Liban vendredi 7 août à 11 h, heure locale, avec son coéquipier Philippe Le Talour, Julien Le Marec témoigne de la situation sur place. Membre de l’association "Pompiers Solidaires" , Julien a déjà opéré après les désastres causés par des typhons aux Philippines et l’ouragan Irma en Haïti.


Quelle est la situation sur place ?

Les dégâts sont importants dans un périmètre de trois kilomètres autour de l’explosion, pour les civils et les bâtiments. Ça ressemble aux ouragans et aux séismes. Le bilan s’élève à environ 170 morts pour l’instant, 5000 blessés, plus de 300 000 sans-abris et de nombreux disparus. Le bilan humain aurait pu être beaucoup plus lourd s’il n’y avait pas eu le confinement lié au Covid.


Quelle est votre mission sur place ?

Le but est de faire de la reconnaissance pour évaluer la situation le plus rapidement possible. Il faut déterminer les besoins de la population pour intervenir sur du long terme. On donne aussi des conseils aux habitants qui tentent de déblayer sur place pour qu’ils ne se mettent pas en danger.
 

Quelles sont vos craintes ?

On était déjà en pleine crise économique. Maintenant, de nombreuses personnes se retrouvent sans logement et sans nourriture. L’explosion a détruit trois hôpitaux. Les soignants ont fait ce qu’ils ont pu, face à l’afflux de blessés. Beaucoup de personnes ne pourront pas payer les soins dans les semaines à venir. On craint aussi des blessures secondaires chez des personnes voulant nettoyer leurs appartements ou déblayer.
 

Quelle est la suite de votre mission ?

Notre domaine, c’est l’eau, l’hygiène, l’assainissement et la prise en charge du handicap. On cherche des partenaires pour se projeter sur de la réhabilitation au Liban durant plusieurs années. On rentre vendredi prochain, le 14. Une deuxième équipe devrait prendre le relais.





 
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