Fonderie de Bretagne : Jean-Yves Le Drian a reçu les salariés

En fin d'après-midi, ce mercredi 26 mai, une délégation de salariés de la fonderie de Bretagne a été reçue par Jean-Yves Le Drian dans les locaux de son ministère à Paris. Il n'y a pas de repreneurs fiables pour l'usine de Caudan, c'est ce qu'a confirmé l'entretien avec le ministre breton. 

Une délégation de la fonderie de Bretagne a été reçue par Jean-Yves Le Drian, ancien président de la région Bretagne, ce mercredi 26 mai. Il s'est engagé à contacter Renault pour défendre l'usine de Caudan.
Une délégation de la fonderie de Bretagne a été reçue par Jean-Yves Le Drian, ancien président de la région Bretagne, ce mercredi 26 mai. Il s'est engagé à contacter Renault pour défendre l'usine de Caudan. © France Télévisions

Il était vu comme le messie, lui qui les a déjà tirés d'un très mauvais pas en 2009 lorsque le groupe italien Zen souhaitait se séparer de ce qui s'appelait alors la SBFM (ancien nom de la Fonderie de Bretagne). "Jean-Yves Le Drian, alors président de la Région Bretagne, avait acté la reprise de la SBFM par le groupe Renault", se souvient Maël Le Goff, délégué CGT de la Fonderie de Bretagne, à l'issue de la rencontre avec celui qui est désormais ministre des Affaires étrangères.

Un film en boucle 

Le scénario semble se répéter inlassablement puisque le 11 mars dernier, le groupe Renault a, à son tour annoncé son désir de vendre la Fonderie de Bretagne. Depuis le bras de fer est engagé par les salariés de Caudan. La fonderie est occupée et les salariés entament une cinquième semaine de grève. 

La survie, c'est au sein du groupe Renault

"Jean-Yves Le Drian va prendre rendez-vous avec Renault de son côté pour discuter de tout ça, assure Maël Le Goff. On comprend d'après les discussions qu'il n'y a pas de repreneurs fiables, donc la seule solution c'est de rester dans le groupe Renault." 

Rester dans le groupe français, c'est ce que réclament les salariés morbihannais depuis le début du conflit. La seule solution à leurs yeux pour qu'ils lèvent le blocus de l'usine. Et pour cela il faut que le constructeur automobile leur passe suffisamment de commandes pour faire tourner l'usine.


"Les volumes existent chez Renault, assène Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint de la métallurgie CGT. Renault doit réaffecter les volumes nécessaires pour que cet outil de travail neuf puisse tourner." Et de rappeler que depuis 2010, 200 millions d'euros ont été investis pour la modernisation de l'usine de Caudan. Entre autre beaucoup d'argent public.

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