Les représentants de la fonderie de Bretagne reçus au ministère de l'Economie

Ce mercredi 21 avril, la CGT de la fonderie de Bretagne a été reçue au ministère de l’Economie. Les salariés de Caudan se battent contre la fermeture de leur usine envisagée par Renault. Pas d'engagement de la part du gouvernement mais une table ronde est prévue ce lundi 26 avril.

Depuis plus de 60 ans, la fonderie de Bretagne fournit essentiellement le constructeur automobile Renault. Vendue une première fois par Renault en 1998, la fonderie avait été rachetée par le groupe automobile en 2009. Le 11 mars 2021, Renault a à nouveau annoncé son intention de vendre la fonderie. Pour la 3è fois de son histoire.
Depuis plus de 60 ans, la fonderie de Bretagne fournit essentiellement le constructeur automobile Renault. Vendue une première fois par Renault en 1998, la fonderie avait été rachetée par le groupe automobile en 2009. Le 11 mars 2021, Renault a à nouveau annoncé son intention de vendre la fonderie. Pour la 3è fois de son histoire. © France Télévisions

Les salariés de la fonderie de Bretagne (FDB) multipient les actions pour se faire entendre depuis l'annonce par Renault, le 11 mars dernier, de la mise en vente imminente de l'usine de Caudan.
Ce mercredi, Maël Le Goff et Sébastien Joly, les deux délégués syndicaux CGT du site ont été reçus au ministère de l'Economie par Guillaume Cadiou, délégué interministériel aux restructurations d'entreprises et Pierre-Etienne Girardot, conseiller innovation, industries des transports et du numérique. A leur côté, Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint de la CGT Métallurgie.

"L'outil de production est tout neuf. C'est inentendable de fermer ce site."

Si aucun engagement concret de la part de l'Etat n'est sorti de cette réunion, les syndicalistes assurent avoir été entendus et compris quant à la viabilité du site morbihannais. "L'outil de production est tout neuf, avance Maël Le Goff. C'est inentendable de fermer ce site."

"Une volonté de délocaliser pour augmenter les marges des actionnaires"

"Renault ne fait aucun effort sur les économies d'achat de matières premières ou sur la réorganisation de certains services, poursuit Maël La Goff. En revanche, le groupe automobile continue à délocaliser vers la Turquie, l'Espagne, le Portugal ou l'Europe de l'Est."
Le délégué syndical accuse Renault de privilégier les marges pour satisfaire ses actionnaires et de ne faire aucun effort pour garder l'outil de production en France. Un point de vue que partageraient les services de l'Etat, selon le syndicaliste breton.

Une table ronde entre les donneurs d'ordre du secteur de la fonderie (essentiellement les construsteurs automobiles PSA et Renault), l'Etat et les représentants des salariés est prévue ce lundi 26 avril à Bercy. Rappelons que Renault, propriétaire et principal client de la fonderie de Bretagne a annoncé sa mise en vente en août prochain.

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