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Flashé à 195 km/h à Locoal-Mendon, le motard relaxé par la justice !

illustration / © AFP - P. Guyot
illustration / © AFP - P. Guyot

Le tribunal de police de Saint-Nazaire a relaxé un motard qui avait été flashé à 195 km/h au lieu de 90 par le radar automatique de Locoal-Mendon (Morbihan). 

Par T.P. avec PressPepper


Se faire flasher à 195 km/h et ressortir relaxé du tribunal. Cela peut paraître incroyable et pourtant, c'est ce qui est  arrivé à un homme, qui habite près de Savenay en Loire-Atlantique. Ce technicien a en effet soutenu qu'il n'était pas au guidon de sa Triumph ce 6 mai 2017 lorsque sa moto avait alors été flashée par l'arrière par le radar fixe de Locoal-Mendon sur la 2x2 voies entre Auray et Lorient. Le motard a expliqué qu'il l'avait "prêtée à un ami" de sa "bande de motards", selon Maître Arnaud Bernard, qui le représentait à l'audience.

"Il ressort des éléments du dossier et des débats qu'il convient de relaxer [le prévenu] pour les faits qualifiés d'excès de vitesse d'au moins 50 km/h par conducteur de véhicule à moteur", écrit donc la juge dans son jugement.
 

Une amende de 400 euros

Ce motard de 35 ans, jusqu'alors inconnu de la justice, devra simplement s'acquitter d'une amende de 400 € auprès du Trésor public. Le code de la route stipule en effet que "le titulaire du certificat d'immatriculation du véhicule est redevable pécuniairement de l'amende encourue, à moins qu'il n'établisse l'existence d'un vol ou de tout autre événement de force majeure (...) permettant d'établir qu'il n'est pas l'auteur véritable de l'infraction"... ce qui n'est pas le cas dans cette affaire.

"Cela lui a permis d'échapper à une suspension de son permis de conduire et à une perte de six points", se félicite son avocat. "Et, s'il venait à être de nouveau contrôlé en excès de vitesse, il ne sera pas considéré comme étant en récidive."
 

Ne pas être reconnaissable sur la photo

Me Arnaud Bernard conseille ainsi aux motards et aux automobilistes flashés par un radar automatique de demander à d'abord consulter la photo avant de payer. "C'est gratuit, et cela se fait en ligne sur service-public.fr", souligne-t-il. "Cela vous permet de voir la même chose que le magistrat ou l'officier de police judiciaire. Ainsi, vous pouvez voir si vous êtes reconnaissable et s'il est possible de nier... Cela ne prend que cinq minutes, et ça peut sauver votre permis."

Reste à chacun de juger si la pratique est morale au moment du procès."Dans ce dossier certains m'ont reproché de défendre un inconscient, mais la magistrate n'a fait qu'appliquer la règle de droit", insiste cet avocat en droit routier. "Dans le cas contraire, nous aurions fait appel et nous aurions gagné."
 

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