Fonderie de Bretagne à Caudan : un comité social et économique à Lorient et aucune réponse sur l'avenir de l'usine

Les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan et leurs syndicats avaient rendez-vous ce 27 mai pour un comité social et économique à Lorient. Les discussions ont porté sur l'avenir de l'usine, menacée de fermeture par le groupe Renault. 

Salariés et syndicats de la Fonderie de Bretagne de Caudan, rassemblés devant la sous-préfecture de Lorient, où s'est déroulé un comité social et économique
Salariés et syndicats de la Fonderie de Bretagne de Caudan, rassemblés devant la sous-préfecture de Lorient, où s'est déroulé un comité social et économique © S. Izad - France Télévisions

Un comité social et économique (CSE) a rassemblé les syndicats de la Fonderie de Bretagne de Caudan, ce 27 mai à Lorient. A la sous-préfecture, salariés et soutiens étaient également présents.
Maël Le Goff (à droite), secrétaire CGT de la fonderie de Bretagne, attend des réponses claires sur la situation de l'usine
Maël Le Goff (à droite), secrétaire CGT de la fonderie de Bretagne, attend des réponses claires sur la situation de l'usine © S. Izad - France Télévisions

Depuis la fin de la semaine dernière, les 385 salariés s'inquiètent de l'avenir de leur usine alors que Renault envisagerait la fermeture de quatre sites en France, dont celui de Caudan. Ils évoquent "un coup de massue", alors que rien ne laissait présager, selon eux, une telle issue. Lundi dernier, une mobilisation a eu lieu, avec la mise à l'arrêt de la fonderie. Ce matin devant les grilles de la sous-préfecture, Pascal, un salarié de la Fonderie était complètement désabusé : "A quoi ça sert de faire un CSE ordinaire pour savoir si untel va partir à la retraite, nous, ce qu'on veut savoir, c'est si on vit encore demain!" Plus loin un autre salarié s'étonne: "A les entendre, tous les voyants étaient au vert, ils avaient même refait un chaînes à neuf, et maintenant? que des beaux discours, tout ça".
Laurent Galmard, directeur de la Fonderie de Bretagne à la sortie du CSE à Lorient
Laurent Galmard, directeur de la Fonderie de Bretagne à la sortie du CSE à Lorient © S. Izad - France Télévisions

A la sortie du CSE, l'incertitude reste de mise, le directeur du site de Caudan, Laurent Galmard est venu s'exprimer mais dit ne rien savoir et attendre une décision qui sera prise jeudi soir et annoncée vendredi 29 mai aux salariés.  cette annonce a fait fulminer Maël le Goff, secrétaire CGT de la fonderie de Bretagne : "Ca sert à quoi de ne rien nous dire maintenant, de laisser les salariés dans l'incertitude deux jours de plus!"
Le groupe Renault doit en effet dévoiler les contours d'un vaste plan d'économie de 2 milliards d'euros annoncé en février. 
 
Après le rassemblement devant la sous-préfecture de Lorient, les salariés de la Fonderie de Bretagne se sont déplacés vers la mairie de Lorient.
Après le rassemblement devant la sous-préfecture de Lorient, les salariés de la Fonderie de Bretagne se sont déplacés vers la mairie de Lorient. © Stéphane Izad


Vers 9 h 45, salariés et syndicats se sont ensuite dirigés vers la mairie. Une délégation a été reçu par le toujours maire Norbert Métairie. Les syndicats ont par ailleurs demandés une table ronde avec les élus du Morbihan, députés et sénateurs, et ce sont dit inquiets par la nomination d'un nouveau DRH au sein de l'entreprise de Caudan .

14h : 150 personnes en route vers le siége du MEDEF 56

Les salariés inquiets de la Fonderie de Bretagne sont aller rencontrer le représentant du MEDEF 56, Alban Ragani.
Les salariés inquiets de la Fonderie de Bretagne sont aller rencontrer le représentant du MEDEF 56, Alban Ragani. © Stéphane Izad


En début d'après-midi, les salariés de la Fonderie de Bretagne se sont rendus en cortége au siége de l'UDEM - MEDEF 56, ou ils ont été reçu par Alban Ragani, président du MEDEF 56, qui a reçu une délégation pendant trois quart d'heure. Devant les salariés, le représentant du syndicat patronal n'a pu que déplorer les annonces faites par Renault "Pour l'UDEM (Union Des Entreprises du Morbihan ), il n'y a pas que la Fonderie qui risque de perde des emplois, il y a toute la sous-traitance, alors croyez-moi, ça ne nous amuse pas non plus"!
Devant l'impossibilité de contacter les dirigeants de chez Renault, les salariés sont retournés sur le site de l'entreprise vers 16h30.
 
L'ancien leader syndical Pierre Le Menahés est venu soutenir les salariés de la Fonderie.
L'ancien leader syndical Pierre Le Menahés est venu soutenir les salariés de la Fonderie. © Stéphane Izad

La décision du groupe Renault sur l'avenir de la Fonderie devrait être annoncée en Comité Central d'Entreprise jeudi soir et communiquée au CSE de la Fonderie de Bretagne Vendredi matin.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
emploi économie
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter