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Hennebont : quand la rééducation passe par le jeu vidéo

Le jeu vidéo pour aider à la rééducation de patients victimes d'AVC / © Florie Cotenceau - France 3 Bretagne
Le jeu vidéo pour aider à la rééducation de patients victimes d'AVC / © Florie Cotenceau - France 3 Bretagne

Le joystick pour guérir... A Hennebont près de Lorient, le centre d'adaptation et de gériatrie de Kerlivio vient d'inaugurer un nouveau robot pour la rééducation de ses patients, victimes d'AVC ou d'autres maladies provoquant une perte de motricité. C'est le premier du genre en Bretagne.
 

Par Krystell Veillard


Il ressemble à s'y méprendre à une nouvelle console de jeux vidéo high tech. A Hennebont près de Lorient, le centre d'adaptation et de gériatrie de Kerlivio vient d'inaugurer un nouveau robot, le REAplan, pour la rééducation de ses patients. Le premier du genre en Bretagne. Les patients traités sont atteints de maladies neurologiques, pour la plupart  victimes d'AVC (accident vasculaire cérébral), ou de maladies provoquant des pertes de motricité.
 

Adaptable au patient

Les yeux rivés sur l'écran, la main accrochée au joystick, Marie Claire ne s'en cache pas, au début elle était réticente à utiliser ce robot. Aujourd'hui elle ne peut plus s'en passer : "C'est super bien fait pour réparer certaines parties de notre corps", dit-elle. Le bras articulé qui permet le jeu, s'adapte en fonction des capacités motrices du patient. Ce robot propose des jeux d'intensités différentes.
 

Des progrès spectaculaires

Pour chaque patient, les gestes sont enregistrés dans la machine puis analysés. Ceux de Robert, par exemple, montrent un progrès spectaculaire en à peine 3 mois. Il est atteint du syndrome de Guillain Barré et vient s'entraîner ici dès qu'il peut "j'étais comme une loque" quand il est arrivé dans ce centre explique t-il, "et quand je vois l'état dans lequel je me trouve maintenant, moi je dis que c'est une réussite !" Avec ce robot, les patients vont pratiquer 15 à 20 fois plus de mouvements qu'avec une rééducation classique.
 

Complément à la rééducation conventionnelle

Véritable complément à la rééducation conventionnelle, ce robot permet également de prendre en charge deux à trois patients de plus chaque jour. Il pourrait aussi être utilisé pour d'autres pathologies comme la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques par exemple.
 

Le reportage à Hennebont (56) de Sandrine Ruaux et Florie Cotenceau

Interviews : Marie-Claire Dupont, patiente hémiplégique - Fabien Nicolet, ergothérapeute - Robert Guégan, patient atteint du syndrome de Guillain-Barré 

 

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