Les gestes de premiers secours, un jeu d'enfants. Une formation pour les 6-8 ans à Lorient

La prévention aux gestes de premiers secours devient aujourd'hui un enjeu de santé publique majeure mais il existe encore peu de formations à l'attention du jeune public. A Lorient ce week-end, parents et enfants de 6 à 8 ans ont pu participer à un atelier pour apprendre ces gestes. Il a été initié par la Jeune Chambre Economique, en lien avec l'association "Les P'tits Héros du Morbihan".

"Allez tu l'allonge ta maman, imagine elle fait un malaise, elle pourrait se faire mal et tomber" lance Nicolas, l'animateur. Face à lui, Adrien, 8 ans. Il s'initie aux bons réflexes, notamment les bonnes informations à donner lorsqu'il appelle les secours, les numéros à joindre ou encore comment placer un adulte en position latérale de sécurité. 

Adrien capte vite, il donne les détails importants aux pompiers. "Quand quelqu'un se blesse, il faut l'allonger, si on n'a pas de couverture, on peut enlever son manteau sinon on peut essayer de faire sans". 

A côté de lui, Steven lui aussi âgé de 8 ans est content d'en savoir plus. Il résume : "Cela peut se passer tous les jours, on en aura besoin tout le temps". Sa maman, Katia estime : "C'est bien que les enfants soient prêts, dès le plus jeune âge, pour pouvoir aider". 

Nicolas est ambulancier de métier. Ce formateur bénévole voudrait que ce genre de démonstration soient plus fréquentes. "Les enfants assimilent vite à ces âges-là, ils peuvent être acteurs de la situation. Cela leur permet d'intervenir. Après les ateliers, parents et enfants échangent entre eux à la maison".

On dénombre en France près de 11 millions d'accidents domestiques par an. Dans neuf cas sur dix, ces accidents surviennent dans la sphère familiale et amicale.

J'ai appris à sauver des personnes qui n'arrivent plus à respirer, qui sont inconscientes, comme ça je saurais, au cas où

Charlie, 8 ans et demi

Pour les parents, c'est souvent l'occasion d'une piqûre de rappel. "J'ai fait une formation de premiers secours d'une journée il y a quelques années mais j'ai beaucoup oublié. C'est bien de réapprendre, redécouvrir ces gestes, les partager avec mon enfant, lui transmettre", relève Silvere, le papa de Charlie.

"J'ai l'impression que grâce à ce stage on est passé de à peu près aucune connaissance à une situation d'urgence qui pourrait être maîtrisée si elle devait se produire. Cela me rassure" ajoute-t-il.

A l'issue de la formation, chacun est reparti avec une premier brevet de secourisme en poche, peut-être de quoi susciter des vocations. 

Une autre session est prévue à Hennebont fin janvier 2022.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société