Arnaud Beltrame devait se marier religieusement en juin près de Vannes

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, le gendarme décédé suite à l'attaque terroriste de Trèbes dans l'Aude, le 23/03/2018 / © PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/ Claude Boyer via Maxppp
Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, le gendarme décédé suite à l'attaque terroriste de Trèbes dans l'Aude, le 23/03/2018 / © PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/ Claude Boyer via Maxppp

Dans un témoignage sur le site du diocèse de Carcassonne, un chanoine de l'abbaye de Lagrasse, raconte avoir passé du temps auprès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame à d'hôpital. Il explique que ce dernier devait se marier religieusement près de Vannes en juin.

Par T.P.

Dans ce témoignage posté sur le site du diocèse de l'Aude ainsi que sur Facebook, le père Jean-Baptiste, qui préparait Arnaud Beltrame et son épouse au mariage religieux revient sur la personnalité du lieutenant-colonel de gendarmerie décédé des suites de ses blessures après s'être fait tirer dessus par le ravisseur du supermarché de Trèbes.


Un mariage en juin près de Vannes

Le chanoine y explique qu'il avait fait connaissance avec Arnaud Beltrame et sa compagne alors qu'ils visitaient l'abbaye de Lagrasse. Après avoir "sympathisé" avec lui, ces derniers lui auraient demandé de les préparer au mariage religieux "que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain". La mère d'Arnaud Beltrame et une partie de sa famille habitent à Trédion dans le Morbihan.


Comme le précise ce chanoine, Arnaud Beltrame était marié civilement avec sa compagne depuis août 2016. Le gendarme s'était converti au catholicisme en 2008 à l'âge de 33 ans. Suite à sa volonté de se marier religieusement, "Nous avons passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d'intention d'Arnaud m'est parvenu 4 jours avant sa mort héroïque."


Les derniers instant auprès du gendarme

Vendredi 23 mars, après l'attaque terroriste dans laquelle le lieutenant-colonel a été grièvement touché par balle, ce prêtre rejoint la victime inconsciente vers 21h à l'hôpital de Carcassonne où il a pu "donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l'article de la mort."

Le père Jean-Baptiste pose alors la question de savoir si le gendarme "avait le droit de prendre un tel risque". Selon lui, "seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd'hui l'admiration de tous" et que "seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain."

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