• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Presqu'île de Rhuys : les plages envahies d'algues rouges

D'importants moyens sont utilisés pour nettoyer les plages, ici à Port-Maria. / © Sandrine Ruaux
D'importants moyens sont utilisés pour nettoyer les plages, ici à Port-Maria. / © Sandrine Ruaux

Depuis quinze jours, la presqu'île est envahie par les algues rouges. Un casse-tête budgétaire pour les maires d'Arzon, Sarzeau et Saint-Gildas-de-Rhuys. Le déblaiement est à la charge des communes, et la facture s'élève à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Par C.B.


Le paysage de carte postale est quelque peu terni. Les plages très touristiques de la presqu'île de Rhuys souffrent d'une invasion d'algues rouges depuis quinze jours. Liée au phénomène des grandes marées et d'un vent d'ouest, les échouages se multiplient. Conséquence, le volume ramassé ces dernières semaines est beaucoup plus important que par le passé. Le phénomène devrait même s'amplifier en fonction des conditions météorologiques.
 

Une année exceptionnelle

L'opération de déblayage et de collectage représente un coût important pour les communes. Depuis janvier, c'est à elle que revient cette charge, et non plus à Vannes Agglomération.

Les trois maires des communes concernées ont décidé de mutualiser leurs ressources face à l'ampleur du phénomène.
Des milliers de tonnes d'algues rouges ramassées ces dernières semaines / © France 3 Bretagne - S. Ruaux
Des milliers de tonnes d'algues rouges ramassées ces dernières semaines / © France 3 Bretagne - S. Ruaux

Cette année 2019 est exceptionnelle en termes de quantités d'algues rouges sur les plages. Seuls 3.800m3 avaient été collectés l'an dernier sur toute la presqu'île. Le chiffre atteint déjà 7.000m3 ce 13 août pour la seule comme de Saint-Gildas-de-Rhuys.
Interview d'Alain Layec, maire de Saint-Gildas-de-Rhuys. Commune très touchée par les algues rouges.
Les communes doivent lever le pied. L'opération coûte trop cher. Sur certaines plages, seules des brèches permettront aux vacanciers d'approcher l'océan. Les maires comptent également sur "Mère Nature" pour faire le travail. Si les vent tourne à l'est, les algues retourneront vers la mer, ne nécessitant pas l'intervention humaine pour les déloger.
 

Pas de danger pour l'homme 

Les images sont impressionnantes et rappelle la situation qu'ont connue le littoral nord de la Bretagne avec les algues vertes. Ces dernières dangereuses lors de leur putréfaction sont soupçonnées d'être à l'origine de plusieurs décès en Bretagne.

Cette algue rouge est toutefois inoffensive pour l'homme, selon le maire de Saint-Gildas-de-Rhuys. Par contre, lorsqu'elles sont en putréfaction, l'odeur qui s'en dégage peut être très dérangeante pour les baigneurs.

Le phénomène pose surtout des problèmes d'attractivité pour les communes. Les touristes seront évidemment moins nombreux sur les plages envahies d'algues. D'autant plus que la noria de tracteurs et d'engins de travaux modifient les conditions de circulation sur la presqu'île. Déjà engorgée par le trafic estival, cela nécessite l'intervention d'agents de la commune pour permettre une bonne cohabitation pendant les opérations de nettoyage.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Interview d'Alain Layec, maire de Saint-Gildas-de-Rhuys. Commune très touchée par les algues rouges.

Les + Lus