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Algues vertes : les associations environnementales interpellent l'État et la Région après le rapport du GIEC

Plage de Bon Abri Hillion fermée / © C. Bazille - France 3 Bretagne
Plage de Bon Abri Hillion fermée / © C. Bazille - France 3 Bretagne

Trois associations bretonnes engagées contre les marées vertes, ont envoyé ce dimanche 11 août un courier au président du conseil régional de Bretagne et à la préfète de région. Ils réagissent après le dernier rapport du GIEC qui alerte entre autres sur la nécessité d'une agriculture raisonnée.

Par Thierry Peigné


Les activités humaines ont une forte influence sur la qualité des sols et participent ainsi au réchauffement climatique. Voici l'une des principales conclusions du rapport spécial du Giec publié ce jeudi 8 août, après l'approbation du texte par les 195 pays membres de ce groupe d'études sur le climat. 

Prenant au rebond ces constats du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat), trois associations environnementales bretonnes, Halte aux Marées Vertes, Sauvegarde du Trégor et Baie de Douarnennez Environnement, interpellent l'État et la Région qui mettent en oeuvre les Plans Algues Vertes. Elles leur demandent de suivre l'une des conclusions du rapport : adopter en urgence une gestion durable des terres. "Or, une gestion durable des terres passe nécessairement par un rééquilibrage du cycle de l'azote et donc la suppression des excédents de nitrates d'autant qu'ils produisent aussi du protoxyde d'azote, puissant gaz à effet de serre" écrivent les trois signataires.

Ces dernières rappellent, si besoin est, que "la Bretagne, par sa confguration naturelle est doublement affectée par ces excédents de nitrates puisqu'ils sont aussi la cause de la prolifération massive d'algues vertes".
 

Critique des plans algues vertes

Les associations mettent en avant  dans leur courrier l'inéfficacité, selon eux, de ces différents plans : "sans surprise pour nous qui en avons souligné leur inadaptation et leur manque d'ambition, force est de constater leur échec patent démontré depuis des mois par des échouages d'algues à des niveaux rarement atteints dans la baie de Saint-Brieuc".

Ils soulignent les échouages massifs de ces derniers mois et tous les désagréments odorants, visuels et les risques pour la santé que représentent ces tas d'algues en putréfaction.
 

Opportunité à saisir

Les associations précisent que le rapport est une opportunité qu'il faut saisir sans plus attendre : "puisqu'une partie du réchauffement climatique et la prolifération des algues vertes ont une seule et même cause, que l'urgence commande de s'y attaquer dès maintenant, nous vous demandons d'élaborer dès le mois de septembre de nouveaux plans de lutte contre les excédents d'azote". Ils demandent ainsi à l'État et à la Région de faire de la Bretagne une terre d'expérimentation en la matière : "des expérimentations de nouvelles cultures qui permettront de sélectionner les plus efficientes" et évoquent "l'agroforesterie" (mode d’exploitation des terres agricoles associant des arbres et des cultures ou de l'élevage) ou encore "les cultures associées qui mêlent des légumineuses à des céréales, permettant de réduire l'usage d'engrais chimiques".

Et de terminer en évoquant "une révolution agricole faisant de la Bretagne la région phare de la production de protéines végétales plutôt qu'animales comme aujourd'hui".
 

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