Vannes : pour ne pas jeter toute sa production hivernale, un brasseur lance une "opération sauvetage"

Fermée depuis le deuxième confinement, la microbrasserie Awen organise ce vendredi 12 et samedi 13 février une opération de sauvetage de ses derniers brassins. Une vente au litre et à prix quasi-coûtant de plus de 4 000 litres de bière produite sur place, faute de quoi… elle sera jetée. 

Philippe Guillaume, directeur d'Awen, prépare sa grande braderie "anti-gaspi".
Philippe Guillaume, directeur d'Awen, prépare sa grande braderie "anti-gaspi".

Située dans le port de Vannes, proche de l’Aquarium, l’Awen est un pub, un restaurant, et une microbrasserie qui tout au long de l’année écoule sa production sur place. Des bières du pays, artisanales, mais à durée de consommation limitée. Ce qui n’est pas sans poser quelques soucis en cette période de crise sanitaire. Au mois d’octobre dernier, plusieurs brassins ont été produits pour toute la période hivernale. C’était juste avant le deuxième confinement. 

Ne pouvant pas rouvrir au public, nos bières arrivent bientôt à leurs dates limite. Avec le prolongement de la fermeture des restaurants, des bars et des bistrots, toute cette bière risque d’être perdue et jetée !

Philipe Guillaume, fondateur et directeur de l’établissement. 

Et c’est parce qu’il ne peut s’y résoudre que le brasseur a décidé de mettre en vente le contenu d’une cinquantaine de fûts, plus de 4 000 litres de bières, au prix unique de 4 € le litre (contre 10 ou 12 € en temps normal). 


Il faut sauver la bière Awen, avec modération


Baptisée "Opération sauvetage", ce vendredi 12 de 10 h à 17 h, et samedi 13 février de 15 h à 17 h, chacun est invité à se rendre sur place, au pub, en emportant son propre contenant. "Des bouteilles de cidre, des jerricans, des gourdes, des récipients qui résistent à la pression du gaz carbonique", précise le brasseur. Une fois tirée, cette bière sera à consommer dans les 48 à 72 heures sous peine d’en perdre la saveur. 


A titre exceptionnel


Et si à l’issue des deux jours de vente, tout n’est pas écoulé, Philippe Guillaume ne s’interdit pas de réitérer l’opération, mais il assure : "Ce n’est pas une promotion commerciale, mais vraiment une opération anti-gaspillage. L’idée ce n’est pas de faire ça systématiquement. Et puis cela va nous permettre de rester en contact avec nos clients parce que ça commence à être long quand même".

 

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