Comme Olivier Le Gac, les coureurs cyclistes espèrent bien retrouver leurs routes d'entraînement dès le 11 mai

C'est sans doute la fin d'un long tunnel pour les coureurs cyclistes français. Le 11 mai, date annoncée du déconfinement, tous devraient recouvrer le droit de pratiquer leur sport sur leurs routes d'entraînement. Une délivrance pour Olivier Le Gac, de l'équipe Groupama-FDJ.

Le Breton Olivier Le Gac lors de sa victoire aux 6 jours de Dunkerque sour le maillot de Groupama - FDJ - 13/05/2018
Le Breton Olivier Le Gac lors de sa victoire aux 6 jours de Dunkerque sour le maillot de Groupama - FDJ - 13/05/2018 © AFP - François Lo Presti

Confiné chez lui dans le Finistère depuis le 17 mars, Olivier Le Gac, coéquipier de Thibault Pinot et de David Gaudu, est impatient de retrouver le dehors et tourner à nouveau les jambes sur les contreforts des Monts d'Arrée.

Depuis le 17 mars, comme tous les membres de mon équipe, l'entraînement c'est sur home-trainer... J'ai beaucoup utilisé la plateforme connectée "Zwift" pour des séances à distance avec d'autres coureurs de mon équipe... Mais il faut reconnaître que ce ne sont pas les mêmes sensations.

Olivier Le Gac, professionnel depuis six ans au sein de la formation Groupama FDJ dirigée par Marc Madiot, estime avoir eu de la chance de courir très tôt depuis le début de saison : "Quand les mesures de confinement sont tombées, j'avais déjà 20 jours de course dans les jambes et je rentrais de Paris-Nice... Certains coureurs n'ont pas disputé une seule course... c'est certain que pour eux, c'est frustrant".
 

"Le 11 mai l'épidémie ne sera pas derrière nous..."


La liberté retrouvée des coureurs aura sans doute un prix dans un premier temps. Il semble probable que les entraînements à plusieurs seront proscrits. Un bémol dont Olivier Le Gac fait peu de cas : "C'est important d'être prudent et de ne pas faire n'importe quoi... Après le 11 mai, il ne faudra surtout pas penser à retrouver la vie d'avant et que l'épidémie sera derrière nous... Il faudra redoubler de prudence pour espérer un retour rapide des compétitions... Si le Tour de France devait être annulé, ce serait une catastrophe pour notre sport et d'ailleurs certaines formations sont déjà dans le dur et ne parviennent plus à payer leurs coureurs. Au sein de notre équipe, Marc Madiot s'est montré très rassurant et nos partenaires ont fait preuve de beaucoup de solidarité à notre égard".
 

Un oeil sur la balance


Olivier Le Gac se considère comme privilégié dans le difficile épisode sanitaire traversé par le pays : "Ce confinement, je l'ai plutôt bien vécu... j'ai une maison, un jardin ma famille et par chance aucun de mes proches n'a été touché. Je n'ai eu qu'à entretenir ma condition physique et faire attention à la prise de poids... Dans ces moments là, on toujours un peu tendance à perdre du muscle et prendre un peu de gras... je me suis efforcé de garder un œil sur l'aiguille de la balance".
 

"Remettre tout le monde en selle..."


Cette année, Olivier Le Gac qui a déjà participé à deux Grande Boucle, deux Giro et une Vuelta était programmé pour être aligné sur le Tour d'Italie. Les cartes et le calendrier de l'Union Cycliste Internationale étant rebattues, il espère retrouver au plus vite le chemin de la compétition : "Peut-être avec un Dauphiné au mois d'août qui ferait du bien à tout le monde. Il faudra une course à étapes pour remettre tout le monde en selle avant un Tour de France repoussé à septembre".
 

À quand un feu vert pour relancer le calendrier des courses


Du côté de la Fédération Française de Cyclisme, l'autorisation qui devrait être donnée à la pratique du sport individuel redonne un peu de baume au cœur. D'autres pays comme la Belgique, les Pays Bas ou la Suisse n'ont pas eu à subir la contrainte du confinement strict, beaucoup de questions restent en attente : "Comment permettre aux écoles de cyclisme de reprendre une activité dans les plus brefs délais et surtout à partir de quand espérer un feu vert des autorités pour reprendre le calendrier des courses qui reste à ce jour suspendu jusqu'au 15 juillet".

Autant dire que la prochaine intervention d'Edouard Philippe ce mardi 28 avril est très attendue par le monde du sport en général. Un univers sportif qui fait d'ailleurs partie des 17 chantiers prioritaires identifiés par le gouvernement pour bénéficier de mesures d'accompagnement. Une bouffée d'air attendue par nombre d'équipes cyclistes au bord de l'asphyxie.
 
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