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Le pain en Bretagne : les moulins

Quand un agriculteur rénove le moulin de son enfance... cela donne une production de farine qui fournit les meilleurs restaurants, de la Bretagne à Washington.

Noémie Quesnel, 30 ans, s’est lancé il y a deux ans dans un projet d’installation en tant que paysanne boulangère à Guer dans le Morbihan. Son entreprise : la mie qui chante.
C'est un vieux moulin à pied du 18ème siècle, construit sur la butte de Bertaud à Bain de Bretagne. En ruine depuis la seconde guerre mondiale, il était devenu un terrain de jeu pour les enfants de la commune.

Jean Pierre Leroux, fils d’agriculteurs, s’amusait déjà dedans étant gamin. Depuis la lecture des Lettres de mon moulin de d'Alphone Daudet, il n’a qu’une idée en tête : relancer l’activité du moulin. Après 8 ans de travaux (et presque autant de bataille administrative et recherche de financements),  en 2008, le moulin de Bertaud est prêt à moudre du grain.

Il a 44 m² de voilure sur ses ailes.

Jean Pierre Leroux produit aujourd’hui 40 tonnes de sarazin, 20 tonnes de blé, 4 à 5 tonnes de seigle et fournit 10 crépiers, et trois restaurants dont le Georges à Paris, et deux boulangers. Une crêperie de Washington souhaite maintenant lui acheter du blé.

Invité


Eric Drouard, de l'association de sauvegarde des moulins de Bretagne. Dans cette association, beaucoup de propriétaires bataillent pour avoir le droit d’exploiter l’énergie hydraulique de leur moulin à eau.

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Reportage aux grands moulins de Rennes, en 1993.
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