Lors des derniers jeux paralympiques, la France est revenue avec 54 médailles, dont 8 pour la Bretagne. Alors que les JO et paralympiques 2024 approchent, le comité paralympique veut encourager la détection et la pratique sportive loisirs ou de haut niveau des personnes en situation de handicap. Des dispositifs se mettent en place.

Les derniers jeux paralympiques ont vu une belle moisson : 54 médailles. La Bretagne en a rapporté huit, avec 11 athlètes engagés pour la région. L'accès et la  reconnaissance du parasport et du sport adapté restent pourtant encore difficile, faute d'infrastructures et de visibilité. 

Développer les pratiques sur le territoire

Antoine Laudrin, référent paralympique Bretagne, comité paralympique et sportif français donne des chiffres. "7% des personnes en situation de handicap ont accès à une offre de pratique adaptée et accessible proche de chez eux, c’est bien trop peu. Nous sommes à 5% en Bretagne".

Pour lui la donne doit changer. "Le fait qu’une personne en situation de handicap ait accès au sport dans son parcours de vie ne doit plus être une option. Il faut pour cela que l’ensemble des acteurs du mouvement sportif mais aussi des collectivités et du monde du handicap se lient pour plus de projet commun et beaucoup plus d’impact sur le territoire pour plus de pratique et de pratiquants"

Il explique : "Il n'y a rien à créer, il faut inclure le parasport dans ce qui existe déjà, dans des clubs "valides", il y'a beaucoup de choses simples à faire, des adaptations qui ne sont pas compliquées". Développer le réseau para-accueillants reste pour lui l'un des grands objectifs. 

La Relève, un dispositif de détection de talents

Pour trouver les champions de demain, le comité paralympique mise sur plusieurs dispositifs comme La Relève une journée d’évaluation des capacités physiques générales, permettant d'identifier les aptitudes de nouveaux sportifs en situation de handicap à performer dans différents sports paralympiques, voire à représenter la France au niveau international. 

Autre moyen d'inciter à la pratique sportive, une plateforme digitale appelée Trouvetonparasport qui va permettre d'identifier les appétences et informer sur ce qui existe sur le terrain. 

Antoine Laudrin compte sur la visibilité des JO et paralympiques 2024 à Paris, pour faire le plein d'athlètes mais aussi pour construire un héritage qui servira ensuite.