Procès de l'affaire Troadec à Nantes : des débats qui s'annoncent difficiles pour les proches

Pendant trois semaines, la cour d'assises de Nantes jugera Hubert Caouissin et Lydie Troadec, mis en cause pour le meurtre de la famille Troadec en 2017. Les proches appréhendent ce procès tout en espérant obtenir des réponses. 

La cour d'assises de Nantes où se déroule le procès de l'affaire Troadec pendant trois semaines.
La cour d'assises de Nantes où se déroule le procès de l'affaire Troadec pendant trois semaines. © B. Le Vaillant - France Télévisions

Le procès du quadruple meurtre de la famille Troadec s'est ouvert aux assises de Nantes ce mardi, pour trois semaines. Hubert Caouissin est accusé d'avoir tué le couple Troadec et ses deux enfants à leur domicile, en 2017, en croyant que ses victimes cachaient un trésor. Il est poursuivi pour "meurtre précédé, accompagné ou suivi d'un autre crime" et "atteinte à l'intégrité de cadavres" tandis que son ex-compagne Lydie Troadec qui comparaît libre l'est pour "recel de cadavres" et "modification des preuves d'un crime".

C'est la première fois que les proches de Pascal et Brigitte Troadec se retrouvent face aux accusés, quatre ans après les faits.
 

Des débats annoncés comme difficiles

La présidente du tribunal a prévenu les parties civiles que les débats pourraient être douloureux et difficiles. "Certains auront peut-être besoin de sortir de la salle lorsque la cour reviendra sur des détails particulièrement atroces." 

Ce procès, les proches des victimes l'attendent donc comme une épreuve mais aussi avec l'impatience d'obtenir des réponses. "Il reste les raisons de l'atteinte à l'intégrité d'un cadavre, il reste la manière dont le crime s'est déroulé et aussi à déterminer le rôle de Lydie qui est la soeur et la tante des victimes" a précisé ce matin Olivier Pacheu, avocat des tantes de Pascal Troadec. 

Maître Pacheu, l'avocat des tantes de Pascal Troadec répond à la presse
Maître Pacheu, l'avocat des tantes de Pascal Troadec répond à la presse © C. Denis - France Télévisions

"Caouissin, Hubert, (né le) 19/12/70 à Brest", s'est présenté à la barre le principal accusé, polo bleu marine et crâne largement dégarni. Il a contesté, comme durant l'enquête, avoir donné "volontairement" la mort à ses victimes. "Il a toujours indiqué que lorsqu'il est arrivé à Orvault il n'avait pas l'intention de venir tuer tout le monde" a confié Patrick Larvor, l'un de ses avocats. 


La fin de la première semaine sera consacrée aux auditions des enquêteurs et des parties civiles. La cour entendra notamment Martine V., la première à contacter la gendarmerie le 23 février 2017, après plusieurs jours sans nouvelles de sa soeur et de son beau-frère, Brigitte et Pascal Troadec, 49 ans tous les deux. Leurs enfants Charlotte (18 ans) et Sébastien (20 ans) étaient eux aussi injoignables. C'est pendant le début de la deuxième semaine qu'Hubert Caouissin pourra s'expliquer sur les faits. 

Sa défense espère trouver quelque secours dans le témoignage des experts psychiatres, attendus en fin de deuxième semaine. Deux collèges d'experts ont en effet décrit le "délire chronique" de "type paranoïaque"
et à "thématique persécutive" dont souffrait l'accusé au moment des faits. 

Le verdict est attendu le 8 ou le 9 juillet. Hubert Caouissin encourt la réclusion à perpétuité. Lydie Troadec risque elle trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Le procès est à suivre grâce à nos confrères de France 3 Pays-de-la-Loire et pendant les journaux régionaux. 
   

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