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Le projet de l'Agence régionale de Santé dans le colimateur du Collectif santé Bretagne

Fronde contre le projet de l'ARS / © AFP
Fronde contre le projet de l'ARS / © AFP

Formé par plusieurs comités de défense d'hôpitaux de Bretagne, le collectif demande à Loïg Chenais-Girard de voter contre le projet de l'ARS (Agence régionale de santé). 

Par Manon Hamiot

Le 30 avril, le Collectif santé Bretagne a adressé une lettre à la région pour appeler à voter contre le projet de l'ARS. Ce projet représente l'organisation des soins par l'Agence régionale de santé.
Dans sa lettre adressée au président de la région, le comité dénonce : "des conditions de travail qui s’aggravent, faute de moyens suffisants et avec une pression toujours plus forte des directions [...], des services d’Urgences saturés, des patients qui attendent des heures dans des couloirs".

Un avis consultatif 

Le projet 2018-2022, est en cours de consultation, c'est-à-dire que pendant trois mois le préfet de région, les collectivités territoriales et les élus locaux sont appelés à donner leurs avis.

Contactée, la Région n'a pas souhaité communiquer pour le moment. Elle a juste fait savoir qu'un vote qui définira "l'avis" de l'Assemblée Régionale sera étudié lors des sessions du mois de juin.

Appeler à voter contre est symbolique pour le collectif car même si l'avis de la région n'est que consultatif, il peut avoir du poids.

Un précédent dans une autre région


Le 10 avril dernier, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté se sont prononcés contre le projet de l'ARS. Aujourd'hui le projet est en débat. Perrine Goulet, députée LREM de la première circonscription de la Nièvre, a invité les 46 parlementaires, députés et sénateurs des 8 départements de Bourgogne-Franche Comté, à se réunir pour définir une stratégie.

Un projet aux "conséquences désastreuses"


Selon le collectif, les conséquences de l'application du projet seraient désastreuses. Notamment pour l'accès aux soins. Dans les cartons, plusieurs fermetures d'activités sont prévues : la maternité de Guingamp, les Urgences de Concarneau et Paimpol, le centre cardiologique de Morlaix, la suppression de lits et de postes à Saint-Brieuc, Douarnenez, Guingamp, Bégard et le regroupement des services à Concarneau, Morlaix et Lannion-Trestel.
 

Une proximité controversée 


Dans un communiqué adressé à notre rédaction, l'ARS affirme que le projet (2018-2022) veut "un accès à une offre de santé proche du domicile". Plus précisément, la volonté serait : "de mettre en cohérence sur les territoires l'accès aux soins, la sécurité, la qualité et l'efficience des activités et des équipements en favorisant la complémentarité entre les établissements".

 

Mais la pilule ne passe pas. Depuis le mardi 1er mai, le centre de cardiologie de Morlaix ne compte plus de cardiologues permanents. Samedi 28 avril, plus de 2000 personnes ont manifesté pour des "soins de proximité", pour ne pas devoir faire plus de 100 kilomètres pour se rendre au CHU de Brest ou à Saint-Brieuc.
 

Morlaix : Manifestation pour le service cardiologie
La difficulté à recruter des médecins spécialisés, cardiologues notamment, est un problème récurrent en France, une question urgente à Morlaix. Reportage d'Ivan Frohberg et Valérian Morzadec. Intervenants : 1) Marylène Quemener, infirmière à la retraite 2) Stéphanie Primel, déléguée CFDT de l'hôpital de Morlaix 3) Agnès Le Brun, maire de Morlaix et onseillère régionale. Présidente du conseil de surveillance de l'hôpital  - France 3 Bretagne / Ivan Frohberg et Valérian Morzadec


Une nouvelle manifestation est organisée samedi 5 mai à 16h, place de l'échiquier, à Guingamp pour défendre la maternité.
Une pétition a également été lancée sur www.change.org, elle recueille déjà 1750 signatures.

 

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