Rave party, les préfets bretons sortent une nouvelle fois leur arsenal

Les préfets parlent de "Rassemblement festif à caractère musical non autorisé", quand les participants disent Rave, Teuf ou Teknival. Mais en période de crise sanitaire, peu importe le nom, ce sera Non !

Des "teufers" sur l'ancien site de la Barre Thomas à Rennes - Archives
Des "teufers" sur l'ancien site de la Barre Thomas à Rennes - Archives © Myriam Thiébaut - France Télévisions

Depuis la Free party du Réveillon à Lieuron en Ille-et-Vilaine qui avait rassemblé plus de 2 500 personnes en pleine crise sanitaire, et donné lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre, les préfets bretons préfèrent prévenir plutôt que guérir.

Dès qu’une rumeur de rave party commence à circuler, les arrêtés d’interdiction tombent comme des couperets.

Dans un communiqué, le préfet du Finistère évoque un "rassemblement susceptible de regrouper plusieurs milliers de personnes", et annonce qu'il renforce donc les mesures et interdit: "du vendredi 11 juin à 18h00 au lundi 14 juin à 8h00, les rassemblements festifs à caractère musical; du vendredi 11 juin à 00h00 au lundi 14 juin à 8h00, la circulation de tout véhicule transportant du matériel de sons (« sound system ») à destination d’un rassemblement festif à caractère musical non autorisé, sur l’ensemble des réseaux routiers."


La Covid-19 toujours présente

Le préfet d’Ille-et-Vilaine souligne les "risques sanitaires que représentent ce type de regroupement et la circulation toujours active du virus de la Covid-19" et prévient que toute infraction peut entrainer des sanctions et donner lieu à la saisie du matériel en vue de sa confiscation par le tribunal.

A Corlay, dans les Côtes d'Armor, une rave party avait été organisée le 1er mai 2021 alors qu'un confinement était encore en vigueur. 800 personnes se sont retrouvées mais face à elles, 240 gendarmes étaient sur place. Ils ont saisi le matériel son. Un millier d'infractions Covid (non respect du couvre-feu et des 10 km), 42 infractions aux produits stupéfiants et neuf pour conduite en état d'ivresse avaient été relevées. 

Les forces de Police et de Gendarmerie seront mobilisées sur les routes dès vendredi.

Les préfets des deux départements seront sans doute suivis par leurs collègues dans les heures qui viennent. Ils appellent tous deux chacun à faire preuve de responsabilité en respectant ces mesures de restrictions prises pour la sécurité de tous.

 

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