Régionales. Et si les candidats de La France Insoumise battaient la campagne pour mieux l'attendrir

En venant ce mardi 2 mars au-devant de l’association « Haltes aux marées vertes », les candidats de la  France Insoumise aux prochaines élections régionales ont sans doute voulu rappeler que les questions environnementales seront plus que jamais au centre de leur campagne…

Alexis Corbière et les candidats bretons de la France Insoumise sont venus rencontrer l'association "Halte aux Marées Vertes"
Alexis Corbière et les candidats bretons de la France Insoumise sont venus rencontrer l'association "Halte aux Marées Vertes" © Jean-Marc Seigner (France Télévisions)

Dans le sillage d’Alexis Corbière, député LFI, Pierre-Yves Cadalen et Marie-Madeleine Doré-Lucas sont en embuscade. Après deux tentatives aux élections législatives et municipales à Brest, le duo breton rêve de renverser la table à l’occasion des prochaines élections régionales. « Il est temps de refaire de la politique, de construire des projets communs, de démocratiser le Conseil régional », martèle le jeune insoumis brestois en pointant une majorité actuelle coupable à ses yeux de bien des errances : « Quand on voit le centre-Bretagne, on comprend rapidement qu’il n’y a eu aucune volonté de mettre en place une politique de développement rural. Par contre, la Région ne voit aucun problème à soutenir des systèmes agro-industriels avec de l’argent public ».

 

Une alliance avortée


Le discours de La France Insoumise dans cette campagne semblait taillé sur mesure pour une affiche partagée avec Europe Ecologie Les Verts (EELV). Mais les écologistes ont déclinée l’invitation, et chacun fera finalement sa route en plaidant, avec les mêmes arguments, pour une autre agriculture, plus respectueuse de son milieu, plus respectueuse de ses paysans.
 

Alexis Corbière a plaidé pour une réflexion collective concernant l'agriculture de demain sans opposer les camps
Alexis Corbière a plaidé pour une réflexion collective concernant l'agriculture de demain sans opposer les camps © Jean-Marc Seigner (France Télevisions)

 

Parler de la dette paysanne...


Pas question pour La France Insoumise de stigmatiser le monde agricole. Alexis Corbière était d’ailleurs à Hillion pour le rappeler, le temps du dialogue et de l’échange est venu « pas question d’opposer les camps… la solution sera collective ». Chez les Insoumis, on veut prendre la problématique à bras le corps, en se défendant d’une forme d’opportunisme dictée par la montée des écologistes lors des dernières municipales : « La planification écologique était déjà au cœur de la campagne pour la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon » en soulignant avec force : « Il faudra un jour parler de la dette paysanne… remettre les choses à plat et bien comprendre que les premières victimes du modèle agricole intensif, ce sont les agriculteurs eux-mêmes ».

En quête d’alliance en Bretagne, La France Insoumise se tourne aujourd’hui vers le jeune mouvement lancé fin 2017 par Benoit Hamon : « Génération.s ». Un accord pourrait être trouvé dans les prochaines semaines pour tenter d’imposer « un vrai débat de fond en tournant le dos aux postures inconsistantes de l’actuelle majorité régionale ».

 

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