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Route du Rhum : démâtages, déroutages, la dépression pousse un quart des concurrents à se mettre à l'abri

Sam Goodchild sur son Class40 Narcos : Mexico qui a dématé ce mardi 6 novembre / © Sam Goodchild - Narcos : Mexico
Sam Goodchild sur son Class40 Narcos : Mexico qui a dématé ce mardi 6 novembre / © Sam Goodchild - Narcos : Mexico

Ce mardi matin force est de constater que la dépression qui sévit sur le golfe de Gascogne joue sur la route d'une grande partie de la flotte de la Route du Rhum. Elle a d'ailleurs fait des dégâts parmi les concurrents dont deux ont démâté. Un quart de la flotte a décidé de se mettre à l'abri.

Par Thierry Peigné


Cette deuxième nuit de course a été marquée comme annoncé par les conditions météo exécrables sur l'Atlantique et particulièrement le front actif qui sévit sur le golfe de Gascogne. Ce mardi matin, le directeur de course Jacques Caraës précise que "le front dépressionnaire était passé ce matin sur un tiers de la flotte, avec des grains de 40-45 nœuds et une houle croisée de 5-6 mètres".

Des conditions météo qui compliquent la navigation des skippers et créent des avaries régulières, notamment au niveau des pilotes automatiques."Les changements de voile sont délicats et c’est pour cela qu’on constate des abattées très fortes" explique Jacques Caraës.
 

Démâtage de Monin

Ces difficultés de navigation ont provoqué le démâtage de Monin, l'Imoca de 60 pieds d'Isabelle Joschke, l'une des 6 femmes engagées sur la course. Son mât s'est brisé après un virement de bord dans une mer forte et un vent soufflant à 30-35 noeuds (55-65 km/h). La navigatrice franco-allemande n'a pas été blessée. Elle a pu sécuriser son bateau. Au lever du jour, elle a pris la route à l'est avec son moteur. Elle devra être pris en charge par une assistance, n'ayant pas assez de carburant pour rallier un port breton.
 

Démâtage de Narcos

Alors que Sam Goodchild était pointé en huitième position parmi les Class40, Narcos a démâté. Le skipper britannique est sain et sauf. Il a réussi à sécuriser le gréement et fait route vers la Bretagne, qu'il devrait joindre d'ici quelques jours sous gréement de fortune.
 

Un quart de la flotte se met à l'abri

Vu les conditions météo plus que difficiles, une partie de la flotte a décidé de se mettre à l'abri, décision déjà prise par une vingtaine de skippers dès lundi soir.

Selon la direction de course, entre les concurrents qui se sont arrêtés et ceux qui sont en route pour se mettre à l’abri, cela représente 34 bateaux : 3 à Roscoff, 2 à L’Aber Wrach, 7 à Camaret, 7 à Brest, 1 à Loctudy, 4 à Bénodet, 2 à Concarneau, 4 à Lorient et 3 à La Trinité-sur-Mer.

Par rapport à la vingtaine de skippers qui avait décidé de jouer la carte de la sécurité dès lundi, d'autres ont pris cette même décision.
Ainsi, alors qu'il était en tête des Mulit50, Lalou Roucayrol a pris la décision de rejoindre Porto, compte tenu des conditions météorologiques le long des côtes du Portugal.
De même, Halvard Mabire (Colombre XL) a décidé de faire route vers Bénodet ou Lorient se mettre à l’abri pour préserver son bateau qui ne lui appartient pas.

Les trois Multi Rhum de Charlie Capelle (A Capella Soreal Proludic), Pierrick Tollemer (Resadia) et Gérald Bibot (Zed 7) ont rebroussé chemin vers Lorient ou La Trinité-sur-Mer.
Loïck Peyron (Happy) fait route vers le nord de l’Espagne.
David Ducosson (Air Antilles-Caseneuve Maxi Catamaran) a déchiré son solent.

Charal (Jérémie Beyou), victime d'une avarie de barre a été pris en charge par un remorqueur de Brest et se dirige vers Lorient plutôt que Brest.
 

Et ensuite ?

Il est difficile de dire combien de temps les concurrents continueront de jouer la carte de la sécurité et resteront dans les ports. La météo pourrait encore fortement influencer la course : une deuxième puis une troisième dépression sont en effet annoncées en milieu et en fin de semaine. 
 

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