Tempête Amélie : la Bretagne peut-elle être davantage exposée dans les jours à venir ?

Le Phare du Four, situé au large de la Presqu'île Saint-Laurent, le 2 novembre 2019 / © Damien Meyer - AFP
Le Phare du Four, situé au large de la Presqu'île Saint-Laurent, le 2 novembre 2019 / © Damien Meyer - AFP

La tempête Amélie a frappé le littoral français, dans la nuit de samedi à dimanche. De fortes houles ont été relevées en Bretagne, mais c'est au Cap Ferret que le vent a soufflé le plus fort. La Bretagne peut-elle être exposée à une telle tempête dans les jours à venir ?

Par Baptiste Galmiche

Coupures de courant, routes coupées, inondations locales... La tempête Amélie s'est abattue sur le centre et le sud de la France. Des rafales de vents à 163 km/h ont été relevées au Cap Ferret, en Gironde. En Bretagne, le maximum a été identifié à Belle-Île-en-Mer, la plus forte rafale sur place pour un mois de novembre depuis 1996. Dans la région, 2 500 foyers étaient privés d'électricité ce dimanche matin. Les vents ont causé des chutes d'arbres et des inondations.

Selon le dernier bulletin de vigilance émis par Météo France, en Bretagne, seuls les départements de l'Ille-et-Vilaine et du Finistère sont encore en vigilance jaune inondations. "On va vers une amélioration de la situation", précise José Chevalier, prévisionniste à Météo France Rennes.

Pour autant, "ce phénomène n'est pas inhabituel à cette période", souligne-t-il. "À l'automne, dans un régime océanique, il y a une succession de perturbations. La dépression se creuse et peut évoluer vers une tempête" comme Amélie.

Un tel phénomène pourrait donc se produire de nouveau dans les semaines à venir. "On a déjà vu, dans l'histoire, deux tempêtes à 48 heures d'intervalle !" Du fait de sa position géographique, la Bretagne est particulièrement exposée. "La région est située à l'Ouest ; il est donc normal qu'elle soit davantage exposée que les autres régions."  Pour la Bretagne, "les vents viennent de l'Ouest, du Sud-ouest et, plus rarement, du Nord-ouest."

Pour autant, José Chevalier tient à préciser qu'"il s'agit d'un phénomène normal du début de l'automne jusqu'au mois de mars".

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