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The Bridge : François Gabart premier même face aux vents

François Gabart entouré de Yann Riou, Benoit Marie, Guillaume Combescure, Antoine Gautier, et Pascal Bidegorry à leur arrivée à New-York pour la course The Bridge / © LOIC VENANCE / AFP
François Gabart entouré de Yann Riou, Benoit Marie, Guillaume Combescure, Antoine Gautier, et Pascal Bidegorry à leur arrivée à New-York pour la course The Bridge / © LOIC VENANCE / AFP

À bord de son bateau dernier cri, François Gabart (Macif) s'est offert lundi The Bridge, la première des courses mettant aux prises les plus grands trimarans de la planète après une traversée de l'Atlantique en équipage en 8 jours et 31 minutes.

Par E.C avec AFP

Il remporte The Bridge. François Gabart est arrivé à New-York lundi 3 juillet, à 13 h 31 heure locale, sous le pont Verrazano, soit huit jours après son départ de Saint-Nazaire. Il devance de 11 heures et 18 minutes Francis Joyon (Idec), resté dans son sillage sur presque la totalité de la course. Joyon a coupé la ligne mardi à 00h09 locale (06h09 heure française) après avoir parcouru 3486,60 milles nautiques (6456 km).

Avec cette victoire, Gabart s'est emparé de la place de N.1 de la catégorie des Ultime, les maxi-trimarans les plus performants. De bon augure avant une course autour du monde en 2019 en solitaire en Ultime. Du jamais vu en multicoque. 


"Le but du jeu n'était pas de faire un record entre Saint-Nazaire et New York mais d'arriver avant le deuxième", a dit Gabart peu après son arrivée. 

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Une course presque sans le vent


La route d'est en ouest n'est pas la plus prisée des marins car elle est faite face aux vents contraires. Pire sur cette transatlantique, les vents très faibles ont été les compagnons du voyage. "On a beau avoir des bateaux magiques mais face au vent ça fait faire du chemin. Il faut du vent pour lancer la machine et là il y a eu beaucoup de moments où le vent n'était pas là", a-t-il regretté.

Reste que Gabart s'est d'avantage aguerri sur l'utilisation de son bateau, le plus récent de la flotte de The Bridge, mis à l'eau à l'été 2015 et avec lequel il a un objectif très relevé : celui de battre le record du tour du monde en solitaire de Coville.

"Je suis prêt mais il y a encore vachement de boulot! J'ai vu des manoeuvres à faire que je n'osais pas faire en solitaire. Il faudra que je sois capable de mener le bateau en solitaire comme on vient de le faire en équipage", a-t-il relevé.  Gabart, qui a prévu de s'attaquer au record cet automne, s'est aussi nourri de sa confrontation avec Joyon (Idec).

Joyon et Coville dans la foulée


"C'est la première fois qu'on est contre Idec, c'est tout simplement le bateau le plus rapide autour de la planète en équipage, ce qui n'est pas rien", a souligné Gabart. Thomas Coville (Sodebo)  devrait quant à lui arriver ce mardi à 6h00 locale (12h00 française), après avoir dû ralentir suite à l'accident de l'un de ses équipiers dimanche. Thierry Briend a chuté alors qu'il était à la barre du bateau, emporté par une grosse vague. Il souffre d'un traumatisme crânien mais n'a pas été évacué par hélicoptère. Dernier de la course avec un bateau qui fait office d'ancêtre, Yves Le Blévec
(Actual) clôturera The Bridge mercredi dans la journée a priori. 

Certains de ces Ultime se retrouveront sur d'autres courses, notamment la transat Jacques Vabre en novembre. Et de nouveaux bateaux ultra performants viendront corser le jeu à l'avenir comme celui de Sébastien Josse (Edmond de Rotschild), mis à l'eau le 17 juillet, et celui de Armel Le Cléac'h (Banque Populaire), qui sortira fin septembre. Coville, lui, aura un tout nouveau bateau à l'horizon 2018.







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