Vaccination : pourquoi la Bretagne accélère

La campagne de vaccination connaît un coup d'accélérateur en Bretagne ces dernières semaines. Au 4 avril, 15% des Bretons avaient reçu au moins une dose de vaccin. Au niveau national, c'est 13,8% de la population. Mais surtout selon Doctolib, la région arrive en tête pour la prise de rendez-vous.

Vaccination Covid 19.
Vaccination Covid 19. © Bruno Van Wassenhove/France Télévisions

Concernant la vaccination contre le Covid-19, la Bretagne, pour la semaine du 29 mars, arrive en tête des régions françaises, pour l'augmentation des prises de rendez-vous sur Doctolib. C'est 46% de rendez-vous en plus en une semaine. 38% en plus pour la région qui arrive juste derrière, les Pays-de-la-Loire et 35% pour Centre-Val-de-Loire, la 3e sur le podium.
 

 

15% des Bretons ont reçu une première dose de vaccin

Pour les chiffres concernant cette campagne de vaccination dans la région, au 6 avril, 698 641 vaccinations ont été effectuées, dont 183 109 concernent la 2e injection. Dans le détail, en fonction des départements cela correspond à 155 596 vaccinations dans les Côtes d’Armor (dont 40 539 pour la 2e injection), 193 506 dans le Finistère (dont 50 496 pour la 2e injection), 191 091 en Ille-et-Vilaine (dont 49 584 pour la 2e injection) et 158 448 dans le Morbihan (dont 42 490 pour la 2e injection).

En Bretagne, au 4 avril, 15,04% des habitants avaient reçu au moins une dose. Et 13,8 % des Français, au niveau national, soit près de 10 millions de personnes. La région se classe ainsi au 6e rang pour la proportion de personnes vaccinées, c'est la Corse qui arrive très largement en tête avec près de 20% de la population ayant reçu au moins la première dose.

Pour ce qui est de la région, c'est 38 % de doses injectées en plus en 15 jours (entre le 23 mars et le 6 avril). Le 23 mars, 506 798 vaccinations avaient été effectuées, dont 146 433 pour la 2e injection.
 

Comment expliquer cette accélération ?

Pour mieux comprendre, d'abord comme partout sur le territoire national, les centres de vaccination se multiplient, et des efforts sont faits partout pour que cette campagne s'intensifie. Vaccination par les médecins généralistes, par les pharmaciens, les infirmiers, les vétérinaires... Si des vaccinodromes ou des centres de grande capacité, se sont ouverts ces derniers jours, l'effet est encore peu visible dans les chiffres. En revanche les créneaux de rendez-vous sont de plus en plus nombreux, ce qui peut expliquer la croissance des prises de rendez-vous sur Doctolib.
 

L'approvisionnement en doses de vaccins, compliqué en début de campagne s'améliore aussi de jour en jour, mais reste toujours une vraie question. D'autant que des doutes persistants entourent le vaccin AstraZeneca, de plus en plus controversé.


Comment analyser que la campagne de vaccination semble davantage s'intensifier en Bretagne qu'ailleurs ? Difficile de répondre à cette question. Selon l'ARS, l'explication n'est pas dans un retard à rattrapper pour une région, moins touchée par l'épidémie, et qui aurait démarré plus lentement à vacciner. Peut-être que les Bretons, lassés par la crise, aimeraient passer à autre chose et laisser l'épidémie derrière eux, la vaccination paraissant alors être le meilleur moyen pour ça. La flambée des contaminations ces derniers temps, avec une forte augmentation des taux d'incidence dans la région, a pu inciter en tout cas, la population à davantage se faire vacciner. Et puis, il faut dire que de plus en plus de catégories de personnes peuvent aujourd'hui bénéficier de cette protection.
 

De plus en plus de personnes peuvent être vaccinées

La campagne a été lancée le 4 janvier avec les résidents des Ehpad, qui ont aujourd'hui presque tous reçu leurs deux injections en Bretagne. Puis, elle a été ouverte aux plus de 75 ans, au personnel soignant, aux personnes vulnérables d'abord de plus de 50 ans, puis aux plus jeunes. Depuis fin mars, ceux âgés de plus de 70 ans peuvent se faire vacciner. A partir du 15 avril, les plus de 60 ans pourront prétendre à recevoir leur première dose, à partir du 15 mai, les plus de 50 ans et après le 15 juin, les moins de 50 ans, selon le calendrier établi.

 

 

 

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