VIDEO. L' exception culturelle en Bretagne. Focus sur trois OVNIS de la création bretonne

Pour ouvrir ce focus culturel, retour sur Bigre, le spectacle à succès parti de Brest. Puis un opéra graffiti : une création unique entre graffiti et théâtre au coeur du Finistère. Et pour achever ce parcours d'exception, une mise en lumière du punk dans nos campagnes avec le collectif Tomahawk. 

Alors que l’absence des Vieilles Charrues résonne encore. A 30 minutes de Carhaix, une bande de rocker-punk, les Tomahawks, continue de faire trembler la campagne finistérienne.
Alors que l’absence des Vieilles Charrues résonne encore. A 30 minutes de Carhaix, une bande de rocker-punk, les Tomahawks, continue de faire trembler la campagne finistérienne. © Bertrand Bechard - MaxPPP

Bigre. Une folie burlesque déjà culte.

Partie du port de Brest, la pièce de théâtre Bigre est devenue culte. Elle est aujourd'hui jouée en Belgique, au Royaume-Uni et au Canada.

Voici un retour en vidéo sur ce succès breton.
Bigre est un OVNI théatral créé en 2014 par Pierre Guillois, au Quartz de Brest.

Avec plus de 450 représentations, Bigre est un énorme succès critique et public. La pièce est passée sur des scènes prestigieuses comme le Théâtre du Rond-Point ou le Théâtre Tristan Bernard. En 2017, la troupe reçoit le molière de la comédie !

Avec une grande maîtrise musicale, Bigre enchaîne des gags énormes, mais tellement drôles.

Le pitch de la pièce ? Deux hommes et une femme cohabitent sous les toits. Trois clowns du désastre urbain apprennent à vivre ensemble. Une déflagration comique pour trois acteurs muets.

Une pièce sans paroles mais dans Bigre, tout a un sens. Tout est écrit. 

Les débuts ont été difficiles pour les auteurs Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan.

Pierre Guillois l'évoque sans détour : "C'était juste terrifiant et nul, ce que l'on faisait. Nous avons commencé par des impros et c'était affligeant. On trouvait des trucs vraiment nazes. On avait des bases, tous, de clowns, mais on était pas du tout des spécialistes du burlesque".
 

Les quinze premiers jours de répétitions, j'ai regretté de ne pas avoir écrit de pièce.

Pierre Guillois


La quantité d'effets spéciaux artisanaux nécessite plus de monde en coulisse que sur scène. Mais l'essentiel de la réussite est que Bigre questionne nos vies. 
 

Tout à coup, tu vois des gens qui ne se parlent pas mais qui vivent bien plus de choses que nous.

Olivier Martin-Salvan


Avec Bigre, le spectateur peut voir sa vie en entier tout d'un coup. La pièce permet de requestionner notre vie, notre existence. 


Le graffiti : de l’ombre à la lumière

Depuis 6 ans, à Plozévet dans le Finistère, les ateliers de la cale mettent en scène le graffiti. Avec cette "Arène du Graff", graffitis et théâtre fusionnent dans un ballet graphique. 

A l’initiative de cela: Mano & Véro Falaise-Ressouche sont issus du théâtre. Ils orchestrent avec leur fils Julian, graffeur, cet opéra graffiti.
 
Au coeur de l'envie de Mano et Véro, les graffeurs et la subversion dans l'art. L'alliage graff opéra séduit les artistes de l'ombre qui évoluent d'habitude, cachés.
 

Nous qui sommes habitués à se cacher, à se cagouler, à être tout seul, là on se retrouve en équipe. Nous sommes confrontés à la vision de chacun, ça aide à avancer.

Artiste graffeur

Ce concept est tellement surprenant que cela a séduit de nombreux graffeurs qui ont accepté alors de faire un pas dans la lumière.
 

Tomahawk : le punk vit-il à la campagne ?

Alors que l’absence des mythiques Vieilles Charrues résonne encore. A 30 minutes de Carhaix, une bande de rocker-punk, les Tomahawk, continue de faire trembler la campagne finistérienne.

Depuis 2008, ils inventent leur scène musicale alternative pour vivre de leur musique et partir à l'assaut de l'industrie du disque. Le collectif se nomme Tomahawk. Leur nom vient de la hache déterrée par les indiens avant de partir en guerre.
 
Ils décident de s'installer à Querrien, petit village du Finistère Sud. 

Des rockers, des punks, des musiques électroniques qui débarquent, cela a pu faire peur. Mais le collectif s'est bien intégré sur place, la population de Querrien leur a donné leur chance.

Les Tomahawk construisent une grande salle pour accueillir leurs activités. Auto construite, auto financée, un chantier participatif.

Leur philosphie est de partager, et de mutualiser le savoir-faire. Tomahawk prône l'esprit 'DIY". Ce Do It Yourself, cher aux punks : "Faites-le vous-mêmes".
 

Nous avons construit notre propre surface couverte qui permet d' accueillir les outils et les ateliers, comme les bureaux, la brasserie, une salle de résidence artistique.

Collectif Tomahawk



Ce lieu est ouvert, les gens y viennent avec leur nourriture. Loin d'être un lieu de business, c'est un espace de rencontres en famille, en toute convivialité.

Et ça fonctionne ! Chaque année des dizaines de musiciens viennent à Querrien.


 
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