Rentrée 2020 : "Le masque n’est pas une fourniture scolaire ! Les familles ne doivent pas le supporter financièrement"

La rentrée scolaire 2020 sera placée sous le signe du masque. Obligatoire, dès l'âge de 11 ans, pour tous les élèves de France, cette nouveauté a un coût pour les familles. Un conseiller régional du Centre-Val de Loire ouvre le débat et demande une prise en charge financière pour les plus démunis. 

© A.Heudes/FranceTV
Mohamed Moulay est conseiller régional, vice-président chargé des Sports, mais il est surtout fin connaisseur des difficultés sociales rencontrées dans sa commune de Joué-Lès-Tours (Indre-et-Loire).
Il y avait déjà constaté les problèmes de certaines familles, pendant le confinement, pour faire face aux achats de masques.
Cette fois c'est la mesure gouvernementale prévue pour la rentrée scolaire qui a déclenché sa réaction sur les réseaux sociaux.
 
Le conseiller régional pointe la responsabilité de l'Etat, celle d'assurer une égalité de traitement pour toutes les familles et tout particulièrement lorsqu'il s'agit d'Education :

Pour les familles, certaines études estiment que le coût des masques varie de 96 à 250 euros par mois. J'oeuvre dans le domaine social, dans des quartiers difficiles et j'entends la détresse d'habitants qui doivent faire face à cette dépense supplémentaire. (..) il ne s'agit pas de tout rendre gratuit pour tous, mais d'accompagner les plus faibles. Les services sociaux connaissent les familles en difficulté et ce sont elles qui doivent être aidées par l'Etat.

Cet élu du groupe "Socialistes, Radicaux et Démocrates" au Conseil Régional Centre-Val de Loire, évoque aussi la mobilisation de certaines collectivités locales. Le Conseil Départemental des Deux-Sèvres fournira des masques lavables à tous les collégiens et le Conseil Régional d'Ile-de-France fera de même pour les 500 000 lycéens franciliens.
Si c'est bien à l'Etat de mobiliser les finances nécessaires à la prise en charge des masques pour les familles économiquement fragiles, Mohamed Moulay dit vouloir évoquer ce sujet avec ses collègues du Conseil Régional.
Le président de la Région Centre-Val de Loire, François Bonneau, se dit réceptif à cette problématique et étudiera les possibilités d'un soutien de sa collectivité.
 
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