• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • POLITIQUE

Cher : l'avocate du Dr Dassas conteste le renvoi de son client devant les Assises

Argent-sur-Sauldre (Cher) : la rue où exerçait le Dr Thierry Dassas / © L.Blache
Argent-sur-Sauldre (Cher) : la rue où exerçait le Dr Thierry Dassas / © L.Blache

Nos confrères du Berry républicain révèlent ce matin l'ordonnance du juge d’instruction berruyer Paul-Édouard Lallois renvoyant le Dr Thierry Dassas, ancien médecin généraliste à Argent-sur-Sauldre, devant la cour d’Assises du Cher pour des faits de viol. Son avocate a interjeté appel.

Par Clément Massé

Dans une ordonnance prise, selon nos confrères du Berry républicain, le 23 décembre dernier, le juge d'instruction Paul-Edouard Lallois a renvoyé le Dr Thierry Dassas, devant la cour d'Assises du Cher.

L'ancien médecin généraliste à Argent-sur-Sauldre (18) est poursuivi par trente-six patientes, accusé de plusieurs viols et d'atteintes à l'intimité de la vie privée

Jointe par téléphone ce matin, l'avocate du Dr Dassas, Me Sandrine Barré, nous a confirmé avoir interjeté appel, hier, de l'ordonnance du juge Lallois.

"On conteste les viols"

"On conteste les faits de viol", a-t-elle expliqué. "Le juge considère que les charges sont suffisantes (...), nous contestons tous les éléments de l'ordonnance. Pour nous, il n'y a pas eu viol, il n'y a pas eu intention de violer (c'était des actes médicaux) et dans les textes, (ce qui est reproché) ne correspond pas à ce qui s'est passé."

L'avocate du Dr Dassas a déposé un mémoire qui sera étudié par la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Bourges. 

L'appel pourrait, selon Me Barré, être étudié avant la mi-février.

Le Dr Thierry Dassas a été mis en examen en décembre 2014.

Devant le juge des libertés et de la détention, il avait reconnu avoir filmé certaines patientes, mais avait nié les viols. Pour lui, il s'agissait de pratiques médicales classiques dans le cadre d'examens gynécologiques que pratiquent parfois les médecins généralistes, en particulier à la campagne.

Il avait été remis en liberté, en contrepartie du versement d'une caution de 50.000 euros et du respect de son contrôle judiciaire.

Sur le même sujet

Pourquoi un terminal Pôle Emploi à Artenay ?

Les + Lus