Cher : Les traits du Val de Loire, une association participative pour réduire l’impact écologique à Boulleret

Suivez l'idée : l’association Les traits du Val de Loire remet les chevaux de traits au travail. L’initiative permet de préserver la race et de prendre soin des sols en respectant la biodiversité.

Marie-Line avec un cheval de trait.
Marie-Line avec un cheval de trait. © Centre-Val de Loire

En ce matin pluvieux, un cheval de trait à la robe foncée est harnaché pour travailler dans une roseraie nichée dans les collines du Loiret.

Marie-Line Houdou, la propriétaire du domaine regarde avec attention la progression de Viking, l’équidé qui oeuvre entre les rangs de roses.

La présence de Viking parmi les 3500 roses que compte le demi-hectare de la roseraie est née de la volonté de Marie-Line.

C’est une méthode d’agriculture biologique où on s’inspire beaucoup des principes de la permaculture. C’est un véritable choix qui consiste à remettre l’animal au centre de la ferme. L’animal est vu comme une aide, une force vive, de la main-d’oeuvre. C’est un partenaire.

Marie-Line

Gaëlle Vinck, animatrice, nous explique le concept :

Avec son bonnet vissé sur la tête et un manteau assorti aux herbes folles qui cernent la roseraie, Marie-Line explique les bienfaits de l’intervention des chevaux de traits pour la terre :

« L’idée est d’avoir un sol le plus vivant possible. Et souvent, les travaux vont trop profondément en terre et ça perturbe la micro faune. Avec l’idée d’introduire un cheval sur une exploitation, on intervient de façon beaucoup plus fine, juste au pied du rosier pour aérer la terre sans boulverser toutes les couches ».

Elle reprend : « Et ce travail de précision, on ne pourrait pas le faire avec un gros outil ».

Un cheval de trait.
Un cheval de trait. © Centre-Val de Loire
Un cheval de trait dans une roseraie.
Un cheval de trait dans une roseraie. © Centre-Val de Loire

Dans les rangs, les rosiers qui donneront bientôt de la matière pour l’industrie du parfum ne sont pas encore en fleurs.

Pourtant, Marie-Line les regarde avec passion et ajoute pour finir :

« La planète doit être une préoccupation pour tout le monde et ce n’est pas parce qu’on a l’impression de mettre juste une goutte d’eau dans l’océan qu’il ne faut rien faire. Ici, nous essayons de produire en réduisant au maximum notre impact écologiques ».

LE SAVIEZ VOUS ?

En France, dix races de chevaux de traits sont reconnues et élevées.

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