Glyphosate : Pascal Brindeau, député du Loir et Cher, fustige “les khmers verts” de l'écologie

Paris, France le 25 septembre 2019. Pascal Brindeau, député UDI du Loir et Cher à l'Assemblée Nationale / © Christophe Morin - Max ppp
Paris, France le 25 septembre 2019. Pascal Brindeau, député UDI du Loir et Cher à l'Assemblée Nationale / © Christophe Morin - Max ppp

Alors que les arrêtés anti-pesticides se multiplient en France, le député UDI du Loir et Cher signe une tribune dans le journal l'Opinion pour dénoncer "les khmers verts" de l'écologie, qui "nous montent les uns contre les autres."

Par Fabienne Marcel

Soixante communes en France ont déjà pris un arrêté anti-pesticide, par des maires de droite ou de gauche, dans toutes les régions. En Centre-Val de Loire, on recence pour l'heure, deux communes, une dans l'Indre et une autre dans le Loiret, à avoir pris un arrêté municipal restreignant l'usage de tous les pesticides agricoles.  
Interrogé sur la raison qui a conduit Vincent Millan, maire PS d'Argenton-sur-Creuse, à prendre cette décision, l'édile répond sans détour : "L’enjeu n’est ni départemental ni régional. Il est national. Il faut que les communes se mobilisent pour une action de lobbying en contre point de celle des agriculteurs et surtout de la FNSEA. Le gouvernement doit fixer des distances de protection des populations.
Un positionnement que le député UDI du Loir et Cher, Pascal Brindeau, ne comprend pas. L'élu vient d'écrire une tribune chez nos confrères de l'Opinion, où il ne mâche pas ses mots. 

Il est temps de sortir d’un certain écologisme accusatoire et même inquisitoire, qui conduit à nous monter les uns contre les autres,

réclame le député Loir et Chérien. Et de fustiger Christian Favier, le président du conseil départemental du Val-de-Marne, qui vient d’interdire le glyphosate dans tout son département, au nom du principe de précaution. 
"Avec 307 212 hectares de surfaces agricoles utiles et près de 3 500 exploitations, le Loir-et-Cher fait figure de géant vert face aux quelque 50 exploitations recensées en Val-de-Marne, pour une surface agricole utile de 1 000 hectares. (...) Interdire du jour au lendemain le glyphosate revient à menacer de mort à très court terme des centaines d’exploitations et d’emplois. Car les pourfendeurs du glyphosate – dont les effets sur la santé ne font pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique prônent l’interdiction sans proposer d’alternative." écrit le député. Mais quelle est la réalité d’un exploitant agricole aujourd’hui en France ? interroge l'élu. "Celle d’un professionnel soumis à de graves distorsions de concurrence. Nos agriculteurs doivent subir des normes sanitaires (...) non appliquées à leurs concurrents, en particulier hors Union européenne.
 

Loin d’être les pollueurs irresponsables que certains khmers verts dénoncent, les agriculteurs français savent pertinemment que la terre est leur outil de travail, que la qualité est le gage de leur durabilité, que le modèle agricole français repose sur l’exigence de qualité et la responsabilité environnementale.

"Ainsi, la plupart des agriculteurs que je rencontre me font part de leur désir de réduire rapidement le recours aux pesticides et de mettre en place les conditions d’un nouveau modèle paysan où local et durable vont de pair."  écrit l'élu UDI. Pascal Brindeau conclue son propos en exhortant de sortir d'un certain "écologisme inquisitoire". 

 

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