Grève du 5 décembre : “Il y aura quelques trains” veut rassurer le vice-président du Centre-Val de Loire

Un TER à Viviers-du-Lac, Photo d'illustration. / © MaxPPP / Vincent Isore
Un TER à Viviers-du-Lac, Photo d'illustration. / © MaxPPP / Vincent Isore

Philippe Fournié promet un service d'une quarantaine de cars-navettes pour remplacer les trains sur les grands axes ferroviaires de la région. 

Par Thomas Hermans

Les trains roulants seront une espèce rare dans le Centre-Val de Loire jeudi 5 décembre. A l'occasion de la grève interprofessionnelle organisée contre la réforme des retraites prévue par le gouvernement, les salariés de la SNCF seront particulièrement mobilisés. Entraînant des perturbations très importantes du trafic ferroviaire.

"De ce qu'on sait aujourd'hui, il y aura à peu près... quelques trains, sur deux ou trois lignes", hésite Philippe Fournié, vice-président de la région Centre-Val de Loire en charge des transports. A l'heure actuelle, la région et la SNCF ne peuvent pas prévoir quels axes seront les plus touchés. Ce qui est sûr, c'est qu'il "y aura beaucoup de trains supprimés" selon Philippe Fournié. 
 

La région s'engage à mettre à disposition "une quarantaine de cars pour faire des navettes", même si la situation pourrait encore se compliquer "si les conducteurs de cars sont en grève" eux aussi. "Les gros axes seront sûrement conservés", tempère Philippe Fournié.
 

La reprise du trafic prendra du temps


Après avoir bloqué une partie des réservations, la SNCF conseille aux usagers de consulter le site de REMI, le réseau régional du Centre-Val de Loire. Le gros des informations - les trains disponibles et leurs horaires - y sera disponible le 3 décembre pour la journée du 5. Concernant les jours suivants, il faudra encore attendre un peu, mais la SNCF s'engage à faire un point tous les jours à 17h pour les prévisions du lendemain.

"Certaines professions doivent se déclarer en grève au moins 48h à l'avance, comme le personnel roulant", explique-t-on du côté de la SNCF. Ce qui permet une anticipation d'une partie des perturbations. Cependant, "le reste du personnel, comme les chargés de maintenance, n'ont pas cette obligation".

"Si la maintenance n'est pas faite sur certaines rames, et que les trains ne sont pas été réacheminés aux bons endroits faute de conducteurs, le trafic ne pourra pas repartir du jour au lendemain", explique Philippe Fournié. Les usagers ne retrouveront donc pas des conditions de voyages normales dès le 6, et ce même si la grève venait à s'arrêter immédiatement. 

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