PORTRAIT. Joué-lès-Tours : rencontre avec Chantal Gomez, styliste et modiste de chapeaux uniques

Elle a travaillé pour la Haute Couture et le prêt à porter pendant une vingtaine d’années à Paris et présenté ses modèles dans d’innombrables défilés de mode. Puis elle s’est repliée en Indre-et-Loire, à Joué-lès-Tours avant que la morsure de la création ne la reprenne !

Des modèles uniques, faits main et sur-mesure. Chantal Gomez n’a qu’un maître-mot :

J’aime rendre les femmes belles. Il suffit juste de leur donner confiance en elles...

Après une activité tumultueuse, elle s’était retirée en province. Une brève pause :"Je pense toujours à créer, à embellir, à inventer de nouvelles façons de travailler".

Créer des chapeaux, c’est pour elle, une évidence.

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"Le chapeau, c’est une ponctuation de la silhouette"

À une époque, cette acharnée du travail réalisait pas moins de 250 modèles par an. Une création frénétique.

Des chapeaux sage, aérien, sage, coquin, audacieux, fantaisiste avec chacun son prénom.

"Des modèles cocktail avec des recherches de matières, de superpositions, des effets d’aquarelle. Tous mes chapeaux sont légers".

À la question de savoir si toutes les têtes sont faites pour porter des chapeaux, sa réponse sans ambiguïté, fuse : "absolument !!!"

"Le chapeau c’est une ponctuation de la silhouette. Quand on voit quelqu’un portant un chapeau, on enregistre tout de suite la silhouette.

C’est là que le sûr-mesure trouve toute sa raison d’être. Il y a des chapeaux qui vont dégager la silhouette. D’autres qui vont nimber les yeux.

Chacun a sa façon de souligner et de ponctuer la personne. Le chapeau, c’est le ressenti de la silhouette. Le chapeau, c’est la signature de la silhouette." 

Du bobo à la capeline et en fonction des matières et du temps de travail, comptez 80 à 170€ pièce.

Les chapeaux de feutre et capeline évêché garniture "simple", compter de 150 à 240€ environ. Ce n’est qu’une fourchette pour des œuvres d’art.

Le reportage, "Les chapeaux de Nina" :

 

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