« Les détenus sont des citoyens comme les autres » a déclaré Nicole Belloubet en visite à la prison de Tours

Elle est venue presque par surprise. Nicole Belloubet, ministre de la Justice, s’est rendue à la Maison d’arrêt de Tours, ce jeudi matin, pour animer le grand débat auquel devaient participer une quarantaine de détenus.
 

La garde des Sceaux Nicole Belloubet, ministre de la Justice, s’est rendue à la Maison d’arrêt de Tours, ce jeudi matin, pour animer le grand débat auquel devaient participer une quarantaine de détenus.
La garde des Sceaux Nicole Belloubet, ministre de la Justice, s’est rendue à la Maison d’arrêt de Tours, ce jeudi matin, pour animer le grand débat auquel devaient participer une quarantaine de détenus. © France 3 Centre-Val de Loire
La garde des Sceaux est venue à la rencontre « de citoyens comme les autres », comme elle se plaît à le rappeler. Les 43 détenus sélectionnés pour participer à ce grand débat ignoraient quelle en serait l’animatrice. Ensemble et durant une heure et demie, ils ont débattu de thèmes aussi variés que la fiscalité, les services publiques, ou encore la formation. Avec des propositions parfois très concrètes.

A l’issue de cette rencontre, Nicole Belloubet s’est déclarée contente et touchée par des échanges chaleureux :
La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, à la rencontre des détenus de la Maison d'arrêt de Tours
Propos recueillis par Denis Gannay-Meyer et François-Xavier Mauffrey.

La garde des Sceaux n’était pas arrivée les mains vides. Elle a ainsi annoncé que le projet de loi qu’elle porte prévoit des mesures facilitant le vote des détenus aux prochaines élections européennes :
La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a annoncé une loi facilitant le vote des détenus ©France 3 Centre-Val de Loire
Propos recueillis par Denis Gannay-Meyer et François-Xavier Mauffrey.


Une délégation de gardiens reçue par un conseiller


Une délégation de gardiens a par ailleurs été reçue par l’un des conseillers de la ministre. L’occasion pour eux d’évoquer le mauvais état de la Maison d’arrêt de Tours avec ses bâtiments qui datent des années trente et qui auraient bien besoin d’être rénovés.

Les gardiens en ont profité pour demander que leurs salaires soient réajustés et alignés sur ceux de la police, tout comme leurs grades. Une revendication ancienne qui n’a, jusqu’à présent, jamais été satisfaite.
 
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