Tours est la 3ème ville de France la plus “frappée par la malbouffe”, selon un classement

Fini le temps où il était un produit bas de gamme réservé aux chaines de fast food, le hamburger a gagné ses lettres de noblesses grâce à certains restaurateurs qui misent sur la qualité des ingrédients. / © Pixabay
Fini le temps où il était un produit bas de gamme réservé aux chaines de fast food, le hamburger a gagné ses lettres de noblesses grâce à certains restaurateurs qui misent sur la qualité des ingrédients. / © Pixabay

Bordeaux est la ville qui concentre le plus de fast-foods par habitant dans l'hexagone, ensuite, ce sont Metz et Tours, selon le site My-Pharma.info, spécialiste de l’information santé / pharma.  La malbouffe est reine dans la cité tourangelle.

Par Mélanie Trachsler

Pour la 3ème année consécutive, l’équipe du site My-Pharma.info, spécialiste de l’information santé / pharma depuis 2013, a élaboré son classement des villes les plus « frappées » par la malbouffe en France.

Sur leur liste figurent des marques comme La Brioche Dorée, McDonald’s, Quick et Burger King, KFC, Paul, Domino’s Pizza, Subway, La Mie Câline, Starbucks, La Croissanterie, Pizza Hut, Pomme de pain, O’tacos, Bagelstein, et Speed Burger.
 

Plus de gras de sel de sucre et moins de vitamines

Qu'entendre par "malbouffe" ? Ce sont des aliments servis en restauration rapide, pauvres en sources nutritives mais riche en gras, en sel, en sucre et autres produits chimiques, ceux qu'on a du mal à éliminer, même en faisant 3 heures de gym par semaine.

À Tours, on compte 25 enseignes de "bouffe rapide", trois nouvelles de plus en un an  dont l'une près de la rue du Grand marché, un resto "biomexicain", qui ne désemplit plus. Manger sur le pouce, une fois de temps en temps, pas de soucis, mais quand on mange "vite" tous les jours, l'équilibre alimentaire est impossible à assurer.
  

"Pas un paradoxe, mais de vilaines habitudes"

Un paradoxe pour la cité de la gastronomie ? Pas vraiment, en fait, car cité de la gastronomie signifie "le bien manger, l'art de mettre la table" et fait référence à l'ambiance quand on mange chez soi.  Dans cette étude, ce sont bien les habitudes qui sont pointées, de mauvais plis, dûs souvent au manque de temps pour manger par les salariés ou les étudiants. Les étudiants souhaitent manger bio,  mais souvent entre deux cours, c'est une solution de facilité plutôt que de retraverser la ville avec des transports en commun peu rapides qui leur demanderaient d'y laisser leur deux heures de pause.
 

Inconscience

Les habitués de ces endroits, sont-ils conscients des effets à court terme de ces repas prêt-à-manger ?  Tous connaissent-ils les effets cette restauration rapide sur le long terme ? 

Certains citent le surpoids, mais aussi l’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol, sans parler des cancers et autres maladies chroniques, d'autres ignorent les conséquences. Le but de ce classement est de questionner sur le rôle de ces enseignes dans nos habitudes de consommation.

 

Notre reportage à Tours  :

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