VIDÉO. Image de la France, intelligence artificielle et réseaux sociaux : nos réponses aux élèves d'un collège de Tours

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Question de génération 24/01 A. Heudes ©France télévisions

Cette semaine, Questions de génération a interrogé les élèves du collège Michelet à tours sur trois thématiques : la France vue de l'étranger, le développement de l'IA et les réseaux sociaux.

Que dit-on de la politique française à l'étranger ? Quels risques et espoirs sont associés à l'intelligence artificielle ? est-ce que je peux faire confiance aux réseaux sociaux ? Une équipe de France 3 s'est rendue une nouvelle fois 

Quelle est l’image politique de la France à l’étranger ?

Salomé, élève de 3e au collège Michelet

En règle générale les Français sont plutôt vus comme chanceux de vivre dans un pays démocratique où l’État apparaît comme très protecteur. On nous envie notre politique sociale, qui offre une couverture santé et une assurance chômage parmi les plus protectrices au monde.

L’an dernier, dans plusieurs pays, on a même été surpris par la colère suscitée par le relèvement de l’âge de la retraite à 64 ans. Ailleurs on a souvent l’habitude de travailler encore plus longtemps.

Alors la vision de notre politique, qui peut bien sûr être différente d’un pays à l’autre, est surtout déterminée par les images qui sont diffusées par les télévisions étrangères. Elles sont souvent réductrices, car elles montrent une France régulièrement perturbée par des grèves, ou soumise à des manifestations violentes.

Pour en revenir à la loi sur les retraites, les manifestations avaient conduit au report de la visite du tout nouveau roi d'Angleterre Charles III. Les Britanniques en avaient été choqués. Cela conforte souvent les étrangers dans l’image du "village gaulois" incontrôlable et donc non-réformable, quelle que soit la politique menée. 

Quelles peuvent être les conséquences d’une utilisation plus importante de l’intelligence artificielle ?

Anaé, élève de 3e au collège Michelet

L’intelligence artificielle est vraiment une thématique récurrente dans les questions des ados ; que peut-on espérer ou redouter de la généralisation de l’IA ?

Je n’ai pas de boule de cristal et sur l’intelligence artificielle tous les pays sont actuellement en phase d’expérimentation pour évaluer l’impact de son utilisation dans toutes les activités.

Pour l’instant le marché de l’emploi n’a pas été transformé par l’apparition de l’IA, mais on peut tout de même citer l’exemple récent de la société ONCLUSIVE, basée en banlieue parisienne.

Elle évolue dans le secteur de la communication et de la publicité et a annoncé, la semaine dernière, la suppression de plus de 200 emplois, remplacés par l’usage de l’intelligence artificielle.

Ce type de décision radicale reste très rare, en revanche le développement de l’I.A semble inéluctable dans les entreprises, notamment l’industrie, où des tâches répétitives et éprouvantes seront remplacées par des robots guidés par l’intelligence artificielle.

Même constat en médecine où les robots et l’intelligence artificielle vont faciliter des opérations, ou permettre la détection de tumeurs à des stades très précoces.

 Globalement le développement de l’intelligence artificielle va accélérer la transformation du monde du travail, avec de plus en plus de besoins de salariés bien formés et moins de main d’œuvre non-qualifiée.

Les jeunes peuvent-ils faire confiance aux réseaux sociaux comme Tik Tok pour s’informer ?

Ayden, élève de 3e au collège Michelet

Les réseaux sociaux c’est la préoccupation numéro 1 de beaucoup d’adolescents. Hayden cite Tik Tok, mais il pourrait aussi être question d’Instagram ou de Facebook, bien que Facebook soit considéré comme un réseau social "de vieux" chez les ados de 14-15 ans.

En revanche il est vrai que cette tranche d’âge "s’informe" et je mets ce verbe entre guillemets, sur les réseaux sociaux et non plus dans les journaux d’information papier ou télé. Les établissements scolaires font d’ailleurs beaucoup d’éducation aux réseaux sociaux, pour combattre les dérives qu’on y trouve, la violence, le harcèlement, les images choquantes.

Pour autant il faut reconnaître que ces réseaux sont aussi nourris par des sources d’information crédibles. Beaucoup de journalistes ou d’institutions s’y expriment. L’enjeu n’est donc pas de bannir les réseaux sociaux, la bataille serait perdue d’avance. Le combat doit plutôt porter sur la formation des jeunes à la recherche de l’info crédible. Selon Newsguard, un spécialiste américain du fact checking, la vérification des informations, 20% des vidéos publiées sur Tik Tok contiennent des informations mensongères ou erronées.

Donc la réponse à la question d’Hayden reste toujours la même : ne pas poser son cerveau quand on regarde les réseaux sociaux et toujours vérifier l’information ailleurs.

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