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Abattoir de Boischaut à La Châtre : la réouverture reportée au 4 juin

L'abattoir du Boischaut, dans l'Indre, rouvrira potentiellement le 4 juin. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
L'abattoir du Boischaut, dans l'Indre, rouvrira potentiellement le 4 juin. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Le président de la communauté de commune, François Daugeron, a lui-même sollicité ce délai pour la réouverture de l'abattoir situé à Lacs, près de La Châtre dans l'Indre  

Par Yacha Hajzler

L'abattoir de Boischaut avait d'abord jusqu'au 3 février pour se mettre au normes. Après des vidéos de L214 révélant des cas de maltraitances animale, l'établissement s'était vu suspendre son agrément.
 
 

Un report, "pas un ultimatum"


En février, à la date butoir, on apprend que la réouverture est finalement repoussée : ce sera le 4 juin. François Daugeron, président de la communauté de communes de la Châtre, en charge de l'abattoir, explique : "C'est moi qui ait demandé une prolongation de la suspension, qui a été validée par le préfet. Il ne s'agit pas d'un ultimatum"

Pour faire aboutir le dossier des prescriptions liées à la suspension, Boischaut a entrepris des transformations, au niveau des installations comme des pratiques du personnel. La communauté de communes travaille avec un cabinet de conseil vétérinaire et un cabinet d'éthologie, en plus des services de l'Etat. Montant de l'investissement : 300 000 euros, avec la participation du département et de la région. 
 

L'abattoir en difficultés financières


Mai, déjà avant la supsension des activités, la situation financière de Boischaut était un motif d'inquiétude. "Nous avons fait des travaux en 2015, qui aujourd'hui pèsent sur notre budget à hauteur de 2 millions d'euros. Il faut ajouter un déficit cumulé qui nous fait terminer l'année à - 541 000 euros", confie François Daugeron. 

Pourquoi n'avoir pas fait part plus tôt de ces craintes pécuniaires ? "On commence à comprendre qu'avec le déficit qui s'est creusé depuis novembre, ce sera compliqué d'avoir un tonnage (le nombre de tonnes de viande traitée sur une période donnée, ndlr) suffisant. On cherche un autre modèle juridique."

François Daugeron évoque la possibilité d'associer plus étroitement les éleveurs à l'abattoir. Une initiative à laquelle la profession ne semble pas hostile de prime abord. 

"Pourquoi pas", a répondu Maxime Pion, président des Jeunes Agriculteurs pour la communauté de communes de La Châtre, à nos confrères de France Bleu"Cela permettra aux éleveurs d’avoir un droit de regard et un droit de décision sur l’outil."

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