Alvance Wheels : cinq organisations syndicales remettent la pression sur l'Etat

En attendant le 15 septembre prochain, date limite de dépôt des dossiers pour les potentiels repreneurs, cinq organisations syndicales (ouvrières et patronales) ont publié une lettre ouverte. Elles demandent un engagement de l'Etat et des constructeurs automobiles français.
287 salariés de l'usine Alvance Wheels à Déols, près de Châteauroux (Indre) sont dans l'attente.
287 salariés de l'usine Alvance Wheels à Déols, près de Châteauroux (Indre) sont dans l'attente. © Radio France/Maxppp

Cinq syndicats – la CFDT, la CFE CGC, l’UNSA, la CGT côté salarié et l’UIMM côté patronal – ont écrit une lettre commune. Dans ce texte, daté du 22 juillet, ils reviennent sur la nécessité de sauver Alvance Wheels, le dernier fabricant français de jantes en aluminium, installé à Diors (Indre). "La sauvegarde des emplois [N.D.L.R. : 287 salariés d'Alvance ainsi que les sous-traitants] et du savoir-faire à long terme doit être une priorité".

Ces organisations demandent l’engagement de l’Etat par le biais d’un plan d’investissement et celui des constructeurs automobiles français. Elles affirment par ailleurs qu’une délocalisation ne serait pas écologique.

Une production au Maghreb entraînerait 100 000 tonnes de CO2, à production égale (soit l’équivalent d’une ville de 10 000 habitants !). Et ce coût carbone serait multiplié par cinq pour des jantes produites en Asie.

Lettre ouverte

Alvance Wheels est en redressement judiciaire depuis le 15 avril dernier. L’État avait prêté plus de trois millions d’euros pour faire fonctionner l’entreprise le temps de trouver un repreneur. La prochaine échéance dans ce dossier est celle du 15 septembre. C’est la date limite pour que les éventuels candidats au rachat de l’usine se fassent connaitre devant le tribunal de commerce de Paris.

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