Fermeture de la maternité du Blanc : le comité de défense contredit Agnès Buzyn et ses “mercenaires”

Le comité de défense du centre hospitalier du Blanc continue de livrer bataille contre la fermeture estivale de la maternité - Photo : mobilisation 01.07.18 / © Comité de défense du centre hospitalier du Blanc
Le comité de défense du centre hospitalier du Blanc continue de livrer bataille contre la fermeture estivale de la maternité - Photo : mobilisation 01.07.18 / © Comité de défense du centre hospitalier du Blanc

Le feuilleton de la fermeture estival de la maternité du Blanc se poursuit. Le comité de défense présidé par Jean-Michel Mols a souhaité réagir aux critiques de la ministre Agnès Buzyn. 

Par Yacha Hajzler

C'est ce qu'on appelle chez les spécialistes "jeter de l'huile sur le feu". Mercredi 4 juillet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, était en visite à Orléans. Elle a été interrogée par notre confrère Théophile Mbaka sur la polémique fermeture de la maternité du Blanc. 
 

Les "mercenaires" de Mme Buzyn


Rechignant à évoquer largement un dossier qui n'était pas la raison de sa présence, elle a tout de même lâché : "Les postes sont ouverts, mais sont occupés par des intérimaires qui se font payer comme des mercenaires, à 2 000 euros la journée, avec l'impact que l'on imagine sur les finances des hôpitaux." 
 

Une déclaration à mots choisis qui n'a bien sûr pas manqué de faire réagir le président du comité de défense du centre hospitalier, Jean-Michel Mols. "Madame la Ministre fait fort ! Elle insulte le corps médical de la maternité du Blanc et donne des chiffres qui n’ont aucun rapport avec la réalité", écrit-il un dans un communiqué. 

Ce service, poursuit-il, "est constitué, pour les gynécologues-obstétriciens, de médecins, qui contractuel ou remplaçant, sont toujours les mêmes". Chiffres pour chiffres, Jean-Michel Mols dévoile dans son courrier les émoluments réels des médecins de la maternité.
 

Le comité de défense fournit ses chiffres 


Joint par téléphone pour la vérification de ces données, il a accepté de nous fournir la copie de l'échange avec sa source, attestant de ces chiffres. "Ils m'ont été donnés par l'un des praticiens, explique Mr Mols. Il a démissionné en tant que praticien hospitalier et a demandé à travailler comme contractuel." 

Selon le président du comité, ce praticien a justement tenu à ne pas être accusé de prendre ce virage pour des raisons financières. "Le tarif qu'il pratique correspond à son ancien salaire de praticien d'échelon 13, avec les charges." 

La rémunération du praticien concerné n'atteint pas tout à fait les 600 euros pour 24heures. Ses collègues obstétriciens perçoivent, eux, entre 650 et 800, le pédiatre entre 500 euros.

Bien loin des "mercenaires" de Mme Buzyn, quand dans d'autres hôpitaux, les postes de contractuels à pourvoir sont rémunérés jusqu'à 1200 euros pour 24heures, comme à Châteauroux (source : document Allo Medic Assistance)

 

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