Bonnée (Loiret) : 200.000 euros de travaux pour réhabiliter la mairie incendiée par des gilets jaunes

Dans la nuit du 20 décembre, trois gilets jaunes avaient incendié la mairie de Bonnée, petite commune du Loiret. Réhabiliter le bâtiment va coûter cher, les travaux devraient commencer en avril, pour une enveloppe totale de 200.000 euros. 

Des pneus et des palettes avaient été enflammés devant la façade de la mairie de Bonnée (Loiret) en décembre 2018, provoquant d'importants dégâts.
Des pneus et des palettes avaient été enflammés devant la façade de la mairie de Bonnée (Loiret) en décembre 2018, provoquant d'importants dégâts. © France 3 Centre-Val de Loire
Trois gilets jaunes avaient incendié la mairie de Bonnée, commune du Loiret d'environ 700 habitants, le 20 décembre. Des pneus avaient été placés contre la porte d'entrée et enflammés durant la nuit. L'incendie avait détruit les portes et le hall du rez-de-chaussée. Les trois hommes âgés de 21, 31 et 37 ans, ont été condamnés à huit mois ferme et le plus jeune à quatre mois. Depuis, le personnel de la mairie n'a toujours pas pu revenir dans les locaux : "On s'est adapté même si ce n'est pas évident", explique le maire de Bonnée, Michel Auger. Les travaux de réhabilitation devraient commencer en avril mais vont coûter cher à la petite commune. 
 

"Un préjudice moral important"

Le maire estime l'enveloppe totale des travaux à 200.000 euros alors même que le budget de fonctionnement de la commune est de 500.000 euros. L'appel d'offre a été lancé et l'attribution se fera début avril. Le maire est impatient : "Cet incendie représente un préjudice moral important mais maintenant il faut avancer", souligne-t-il. 

Pour payer la mairie peut compter sur l'assurance, des aides de l'Etat et éventuellement sur la communauté de commune. Toutefois, Michel Auger attend de voir quel sera le reste à charge de la commune et des chantiers d'aménagement urbain et de voirie ont dû être suspendus.
 
Nos confrères de RTL qui ont mené une enquête sur les villes les plus endommagées par le mouvement pointent le cas de Bonnée et placent en outre Bourges dans le top 10 des villes pour qui la facture a été la plus salée, avec des factures de plus de 100.000 euros. 
 
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