Colère des agriculteurs : pourquoi les exploitants bio sont-ils absents des manifestations ?

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Rémunération insuffisante, poids de l'administratif, les exploitants en agriculture biologique portent les mêmes revendications que l'agriculture conventionnelle. Très peu se sont pourtant mobilisés dans les manifestations. En cause, les divergences sur la Politique agricole Commune : les manifestants veulent une pause sur les normes environnementales. Les bios veulent au contraire accentuer la transformation verte. ©France 3 CVDL

Rémunération insuffisante, poids de l'administratif, les exploitants en agriculture biologique portent les mêmes revendications que l'agriculture conventionnelle. Très peu se mobilisent pourtant dans les manifestations. En cause, les divergences sur la PAC. Les manifestants veulent une pause sur les normes environnementales. Les bios veulent au contraire accentuer la transformation verte.

A Cotrat dans le Loiret, Olivier Chaloche, céréalier bio, affiche des revendications communes à celles des manifestants de l'agriculture conventionnelle, mobilisés sous la bannière de la FNSEA. Premier point de convergence : la volonté de simplification administrative. "Quand j’ai commencé mon activité je passais une journée d’administratif par mois, aujourd’hui c’est une journée par semaine".

L’autre revendication que partagent les agriculteurs bio avec les petits exploitants est la perte sinon l'inexistence de rémunération. Depuis la crise de l'inflation, le salaire d’Olivier Laroche s'est effondré.

En revanche, si les exploitants bio ne sont pas descendus dans la rue c'est parce qu'il y a une sérieuse divergence sur l'évolution de la Politique Agricole Commune européenne. Les manifestants veulent une pause sur les normes environnementales. Les bios veulent, au contraire, accentuer la transformation verte. "On ne peut pas revenir en arrière. L’Europe doit nous accompagner dans cette révolution verte avec des investissements massifs". 

Les agriculteurs bio attendent aussi de l'Etat qu’il fasse faire respecter les accords de la loi Egalim par les industriels et la grande distribution et que l'objectif de 20% de bio dans les cantines des écoles soit effectivement appliqué.     

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