Loiret : vers un transport d'urgence 24h/24 pour les femmes en danger face aux violences conjugales

Le préfet du Loiret a signé le 15 juin dernier une convention avec plusieurs associations et une société de taxi afin de favoriser l'hébergement d'urgence de femmes victimes de violences en milieu rural.

Un collage contre les féminicides à Paris. Photo d'illustration
Un collage contre les féminicides à Paris. Photo d'illustration © Luc Nobout / Maxppp
Depuis le Grenelle des violences conjugales à la fin de l'année 2019, plusieurs dispositifs se sont mis en place pour aider les femmes victimes de violences, notamment quand il s'agit de les mettre à l'abri en urgence, parfois avec leurs enfants. Dans le Loiret, un nouveau système va venir compléter les mesures déjà en place, afin de s'adresser plus particulièrement aux femmes vivant à l'écart des centres urbains, et qui ont souvent moins accès aux lieux d'hébergement et aux associations.

Une convention a donc été signée le 15 juin dernier par la préfecture, avec le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles du Loiret (CIDFF 45), de l’Aidaphi, du gestionnaire du 115, et d'une société de taxis. L'Etat financera, selon les termes de cette convention, "la mobilité et la mise à l'abri" des femmes en situation d'urgence et de leurs éventuels enfants.
 

Des taxis disponibles en urgence sept jour sur sept

"La demande de prise en charge peut être faite par un des partenaires signataires du protocole départemental de lutte contre les violences faites aux femmes ou directement par une femme victime de violences", précise la préfecture. La société de taxi prendra ensuite le relais dans un délai de deux heures, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

"C'est un frein supplémentaire quand une femme habite loin des services, loin des associations", constate la directrice du CIDFF du Loiret, Elsa Marteau, à propos de ce dispositif qui vise, pour l'instant, le milieu rural, mais qu'elle espère généraliser un jour. Mais les associations de luttes contre les violences faites aux femmes, ainsi que plusieurs élu(e)s, ont dénoncé le manque de moyens accordés à ces dispositifs, au profit de manoeuvres de communication. "Il faut admettre que suite au Grenelle, les pouvoirs publics se sont emparés du sujet, des moyens ont été débloqués", tempère Elsa Marteau. Mais devant les nombreuses têtes de cette hydre, certains effets d'annonce semblent bien dérisoires.
 
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